Ibid., XI
burg jusqu'à Neuhausen^. Kienmayer s'établissait en même temps à l'est de Binabiburg^. Le général Lôpper signait une convention avec Ney, d'après laquelle il retirait sa ligne d'avant-postes en arrière de Ramsau^.
Dans la journée, l'archiduc Jean renonçait à son pian de campagne, cinq jours seulement après son adoption définitive, -et il rendait compte à Vienne de ses nouvelles intentions : « En raison du mauvais temps persistant et des chemins défoncés où n'eussent pu suivre ni l'artillerie, ni les vivres, je me suis décidé é renoncer pour le moment à une opération offensive [sur Landshut], qui, en cas d'insuccès, aurait pu avoir de très graves •conséquences. Arrivé à l'armée aujourd'hui, je me suis résolu à me porter demain sur Ampfing, à la rencontre de l'adversaire, s'il marche par les routes qui conduisent de Munich à rinn, et à m'opposer à son mouvement. Hier, l'ennemi a repoussé à courte distance mes faibles avant-postes, aussi bien ^urla route de Munich à Haag, que sur celle de Munich à Wasserburg^ ».
L'état d'épuisement dans lequel les marches de concentration avaient mis les hommes et aussi le mauvais état des chemins auraient pu avoir pour l'armée autrichienne les plus graves conséquences, si celle-ci avait été coupée de l'Inn à la suite d'un combat malheureux entre l'Isar et le Lech, alors que rien n'avait été prévu pour l'organisation d'une autre ligne de vcommunication. L'archiduc comprit le danger, a Ses conseillers, déjà effrayés des suites d'un plan bien conçu, mais