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Brigade Bontemps, de la division Legrand

COMBAT D'aMPFING 145

occupant Taufkirch en, empêchaient de progresser versDorfen. Un peu plus tard, Roschowsky reçut encore un escadron de dragons et un escadron de cuirassiers mis à sa disposition par Baillet*. Lôpper-, qui était aux avant-postes vers Harting, s'était mis en marche à 7 heures du matin, renforcé par le régiment de hussards de Vecsey, et s'était avancé sur la route de Haag.

Il ne tarda pas à se heurter aux avant-postes de la division Ney, qui se replièrent sur Ober-Heldenstein et Kûhham, où ils opposèrent une résistance dont Lôpper ne put venir à bout que grâce aux trois bataillons du régiment Lacy, que lui envoya Baillet. Lôpper marcha alors sur Haun, où était déployée la l"^® brigade de la division Ney, aux ordres de Fadjudant-commandant Ruffm ^.

Riesch partit à 5 heures du matin des environs d'Ampfing avec douze bataillons et douze escadrons * et marcha vers le sud-ouest à travers champs parallèlement à la route de Mûhldorf à Kraiburg, dans un terrain difficile et dépourvu de toute voie de communication, de sorte que son mouvement se fit avec une extrême lenteur.

Le général Desperrières, commandant la 2« brigade de la division Ney, était arrivé à Aschau la veille avec vingt et une compagnies de la 103® et cinq faibles compagnies du 19® régiment de cavalerie. Ayant reçu Tordre de se relier avec la division Richepance, qui se trouvait en face de Wasserburg, Desperrières avait détaché à cet effet sur sa droite, vers Kloster- Gars, cinq compagnies du 1«^ bataillon de la 103® et deux com-

4. Bulletin historique de la division Legrand ; Baillet à l'archiduc Jean, Obing, 8 décembre 1800 (Hûlïer, loc. cit., t. II, p. 473 et suiv.).

2. Composition de la colonne Lôpper : un bataillon et onze escadrons.

3. Lôpper à Tarcliiduc Jean, Hohenwart, 7 décembre 1800 (Hùflfer, loc. cit.^i. II, p. 468). — D'après ce rapport, les Autrichiens se seraient emparés à ce moment de six bouches à feu. Les documents français ne mentionnent que deux pièces démontées et abandonnées (Dispositions militaires de l'aile gauche).

4. La brigade de cavalerie Stahel avait été laissée avec le corps Kollowrat.

pagnies du 19^ de cavalerie. Sept compagnies du 2*' bataillon occupaient la partie orientale d'Aschau ; sept compagnies du 3^ bataillon, la partie occidentale et les hauteurs à l'ouest. Deux compagnies du l^M^ataillon formaient échelon en arrière et à droite du village ^.

Le 10 frimaire au matin, les patrouilles n'avaient rien remarqué. Les troupes venaient de quittei* les armes, quand, subitemenit, les Autrichiens se présentèrent « en masse » avec trois pièces de canon. Leur cavalerie, passant à travers le réseau d'avant-postes, chargea incontinent dans la direction d'x\schau. Les compagnies disponibles du 19^ régiment de cavalerie n'eurent que le temps de se former en bataille. Elles se jetèrent aussitôt sur la cavalerie autrichienne, qui fit demitour et s'enfuit sous le feu des postes d'infanterie. Cette diversion avait permis à la 103® de se ressaisir et de se rallier sur les hauteurs à l'ouest d'Aschau. Cependant, Riesch rassemblait ses forces à Aschau et envoyait, pour la sécurité de son flanc gauche, un détachement sur Au et Gars, le long de l'Inn-. Puis il reprit l'attaque.

En présence des forces considérables qui le menaçaient, Desperrières fit demander du renfort à Ney, qui, fort occupé au centre et à gauche, fut obligé de le laisser agir avec ses seuls moyens. Il fallut donc céder le terrain, ce que fit la 103® en très bon ordre et en reculant pied à pied vers le nord-ouest 3.

Desperrières, écrasé sous le nombre et manquant d'ailleurs de cartouches, se préparait à battre définitivement en retraite sur Haun, lorsqu'un aide de camp de Ney lui apporta Tordre de tenir aussi longtemps qu'il pourrait, « même jusqu'à extinction )). Desperrières empêchait, en effet, les Autrichiens de déboucher sur Reichertsheim. S'ils s'emparaient de cette loca-

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