‹ HohenlindenChapitre 129 sur 344 · Rapport de Desperrières · texte numérisé non relu

Rapport de Desperrières

COMBAT d'aMPFING 147

lité et des hauteurs à l'ouest, ils étaient maîtres de la route de Haag ; la retraite des divisions Ney et Hardy eût été « extrêmement difficile * )).

L'ordre de Ney mit Desperrières dans le plus grand embarras. Il avait l'avantage du terrain, mais sa situation était très critique. (( L'ennemi ne cessait de me tourner à tout moment, écrit-il. J'étais obligé de dégarnir sans cesse ma droite pour aller au secours de ma gauche ; mon centre, pour secourir ma droite; ma gauche, pour garnir mon centre; j'écrasais ma troupe pour multiplier mes moyens. J'étais dans cet état de perplexité lorsque l'ennemi envoya une nuée de tirailleurs sur ma droite et en arrière de moi... Je vous l'avouerai, je me crus perdu; c'est alors que je hasardai le tout pour le tout, désirant au moins finir avec honneur -.. . ))

En battant en retraite, Desperrières avait rencontré le 3® escadron du 13® de dragons, de la brigade Joba, et l'avait gardé avec lui en l'établissant sur sa droite, derrière une haie assez haute. Remarquant que les Autrichiens n'avaient pas de cavalerie à proximité de leur infanterie, Desperrières prescrivit au commandant de l'escadron d'intervenir et le fit soutenir par 80 fantassins, tandis que 8 tambours battaient la charge. Les dragons chargèrent « avec tant de bravoure que tout ce qui n'était pas monté fut pris^ )) . Desperrières se procura ainsi des cartouches pour continuer la lutte. Des fractions d'infanterie ennemie s'étant réfugiées dans un fond où la cavalerie ne pouvait les atteindre, les fantassins y coururent et les firent prisonniers^. Cette charge bien exécutée, et dont l'infanterie avait su profiter, dégagea Desperrières, lui fit même regagner un peu

1. Rapport de Dôsperdères ; Dispositions militaires de l'aile gauche»

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