‹ HohenlindenChapitre 130 sur 344 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

4. 450 hommes environ tombèrent ainsi aux mains des Français à ce moment. Desperrières fit en tout près de 800 prisonniers dans cette journée (Rapport de Desperrières; Desperrières à Desselle, Presserdorf, 11 frimaire).

de terrain et lui permit de lutter encore plus de trois heures dans la zone comprise entre Aschau et la route de Haag ^

Sur ces entrefaites, Ney avait fait prendre l'ofïensive vers Haun et refoulé Lôpper « h plus d'une demi-lieue du point d'attaque, lui faisant des prisonniers et lui enlevant une pièce de canon et deux caissons^ ». Renforcé à midi par deux bataillons Benyowsky, Lôpper se reporta en avant et obligea la brigade Rufïin à reculer à son tour*^.

(( Six bouches à feu soutenues par six escadrons de hussards ennemis écrasaient notre infanterie sur les hauteurs d'Haigerloh ; 6 pièces servies par la 2® compagnie du 7^ régiment d'artillerie légère et la 4® compagnie du 8« ont arrêté l'ennemi, lui ont démonté 4 pièces dans moins de demi-heure et fait sauter trois caissons ; elles l'ont même forcé à se retirer en nous abandonnant du canon. Deux bouches à feu s'étaient alors portées sur la crête des hauteurs ; elles sont chargées et enlevées par les deux escadrons de hussards ennemis qui s'étaient ralliés à la faveur d'un bouquet de bois. Les canonniers se réunissent aussitôt, chargent à leur tour les hussards avec intrépidité et ramènent leurs pièces. Le citoyen Jaziel, maréchal des logis, a eu dans cette charge le bras droit coupé d'un coup de sabre. En général, on ne saurait assez faire l'éloge de cette arme, soit dans les combats, soit pour son organisation. Elle est soignée avec une perfection étonnante dans tous ses détails ; c'est un hommage bien juste à rendre au général Éblé qui la commande, et qui doit être compté, dans cette arme, comme un des meilleurs officiers de l'Europe* ».

Les progrès de l'ennemi s'accentuaient surtout à sa droite

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