‹ HohenlindenChapitre 132 sur 344 · Bulletin historique de la division Ney · texte numérisé non relu

Bulletin historique de la division Ney

Grenier avait reçu sur ces entrefaites, du général en chef. Tordre de ne pas s'opiniâtrer dans ce combat inégal et de céder le terrain.

Les troupes de la brigade Joba et de la division Hardy (( profitèrent habilement de toutes les positions que leur offrait un pays coupé, montueux et boisé, pour arrêter l'ennemi à chaque pas et le forcer à combattre partout * ».

La retraite se fit par échelons et dans le meilleur ordre, mais fut ensuite menacée par les progrès de Baillet qui, serrant de près Desperrières, atteignait déjà Reichertsheim, où la route franchit une sorte de défilé dans lequel Tartillerie était encore engagée. Grenier ordonna au chef de brigade du 2® régiment de dragons de repasser le défilé avec environ 150 chevaux et de charger Fennemi. « Cet officier supérieur exécuta cet ordre avec autant de vigueur que de talent ; il fit près de cent prisonniers et resta maître du passage. Le sous-lieutenant Hulot, beau-frère et aide de camp de Moreau, se distingua dans cette charge. L'artillerie débarrassée, la retraite se continua avec le même ordre sur la route de Haag- ».

Apprenant que Grenier était fortement attaqué, Moreau lui avait envoyé aussitôt l'ordre de se replier et s'était rendu sur le terrain de l'action, a Voyant le grand développement des forces de l'ennemi, il s'assura que la plus grande partie de son armée était réunie devant lui ; la retraite était ordonnée ; il fit avancer la division Grouchy pour la soutenir ^ ».

La brigade Boyer, de cette division, venant de Hohenlinden, qui avait pris position sur les hauteurs entre Thambach et Sachsenstatt, arrêta définitivement les Autrichiens *.

La 108^ demi-brigade, seule engagée, se distingua par sa belle attitude^.

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