Bulletin historique de la division Grouchy
COMBAT d'aMPFING 151
(c Les bonnes dispositions du général français rendaient impossible à Tarmée autrichienne de pousser ses avantages plus loin ^)). La nuit était tombée d'ailleurs, mettant fin aux derniers engagements partiels.
Toutes les troupes de Taile gauche avaient montré une solidité remarquable dans cette lutte inégale ; mais celles de Ney avaient fait particuhèrement bonne contenance, a La marche rétrograde de la division, qui devait se faire du plateau en avant de Haun et ensuite à travers la forêt par une seule route praticable pour Tartillerie, formant un défilé de deux lieues, fut exécutée par échelons jusqu'à rentrée du bois, et les colonnes des différentes armes prirent successivement leur rang sans confusion, ni sans que nous ayons perdu une seule bouche à feu. A mesure que les colonnes débouchèrent du bois vers Haag, les officiers d'état-major les dirigèrent sur les divers points qu'elles devaient occuper à hauteur de ce dernier endroit, où la réunion des troupes, leur bonne contenance et l'obscurité contraignirent l'ennemi à cesser des efforts infructueux pour les entamer- ».
La division Ney prit position à Test et au nord-est de Haag, sa droite à la route. La division Hardy s'établit au sud-est de Haag, la gauche à la route. La division Legrand resta à Dorfen. Le quartier général de l'aile gauche fut installé à Haag^.
La division Grouchy, du corps du centre, se maintint pour la nuit à l'est de Ramsau, sauf deux bataillons de la 57® qui étaient demeurés à Maitenbeth et les H® chasseurs et 6® hussards cantonnés à l'ouest de Haag ^.
1. RelatioQ du major Ditfurt (Carrion-Nisas, loc. cit., p. 379).
2. Balletia historique de la division Ney, rédigé par le chef de bataillon Passinges, premier aide de camp de Ney et chef provisoire de l'état-major de sa division. — « Nous nous sommes battus comme des lions )), écrivait Hardy à sa femme, le 12 frimaire {Correspondance intime du général Jean Hardy, p. 228).