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K. K. Archiv, XII, ad 98 b

4. L'archiduc Jean à Klenau, Haun, 1" décembre 1800 (Hûfïer, loc. cit., t. II, p. 427).

5. Le chef de rétat-major de la division Richepance à Lahorie, Edling, 10 frimaire.

6. L'adjudant-commandant Plauzonne à Lahorie, Rott, 10 frimaire.

COMBAT d'aMPFJNG 155

Afin de couvrir Textrêine gauche de Tarmée et, en même temps, pour ne pas être coupé de Colaud, la division de réserve de cavalerie d'Hautpoul envoya d'Anzing sur Erding, sous les ordres du général Espagne, le 2® régiment de carabiniers, les hussards volontaires et deux pièces légères. Le l^'' régiment de carabiniers vint à Harthofen. Le reste de la division se porta sur Maitenbeth et Mittbach^

A l'aile droite, la division Montrichard, partant d'Aibling et environs vers 10 heures du matin, marcha sur Rosenheim. Les sapeurs rétablirent sur la Mangfall le pont que Fennemi avait coupé la veille, et toute la division franchit la rivière, sauf le 3® bataillon de la 84®, qui suivit la rive gauche. La brigade Roussel enleva Rosenheim, qui ne fut que faiblement défendue. L'ennemi se retira partie sur Wasserburg, partie sur la rive droite del'Inn en détruisant le pont. Ses batteries établies sur cette rive, en face du point de passage, couvrirent sa retraite et empêchèrent l'assaillant de déboucher de Rosenheim. Dans la soirée, la division Montrichard prit position à l'ouest de Rosenheim, ayant sur l'Inn une chaîne de postes depuis Happing jusqu'à Pfunzen. Elle n'avait perdu qu'un tué et cinq blessés-.

La force de la division Molitor fut fixée à huit bataillons qui, d'après les instructions de Lecourbe, occupèrent les emplacements ci-après : trois à Feldkirch et dans la vallée de rill; un dans celle de l'IIler; deux dans celle duLech; un vers Ettal et Murnau; un vers Kolchelsee et Renedictbeuern, extrême gauche de la ligne 3. Ces deux derniers points paraissaient importants à Lecourbe : « Si l'ennemi veut manœuvrer

2. Lecourbe à Moreau, Aibling, 10 frimaire; Bulletin historique de la division Montrichard.

3. La 36* demi-brigade, qui occupait ces deux points, devait y être relevée par la Sl\ Cette dernière était chargée aussi de l'occupation d'Immenstadt tenu par un bataillon de la 38*, qui devait être renvoyé à Tôlz à marches forcées .

sur nos flancs, écrivait-il à Molitor, il le fera le plus près possible de l'armée * ».

Gudin fut informé de Textension donnée à la zone d'observation de la division Molitor. La 36^ demi-brigade devenait dès lors disponible, et six bataillons de la division Gudin pouvaient participer aux opérations surTInn. Gudin était chargé d'en reconnaître les abords depuis les environs de Neubeuern jusqu'à Rosenheim. « Je pense, lui mandait Lecourbe, que ce sera encore sur mon point que le passage de cette rivière s'exécutera 2 ».

Plein d'ardeur, Lecourbe écrivait à Moreau : « Mandez-moi quels sont vos moyens de passage. Avez-vous des pontons ? Et où sont-ils? Nous ne pouvons rester longtemps ici, car nous y éprouverions des besoins et, pendant ce temps, l'ennemi pourrait faire quelques tentatives sur notre flanc droit; et vous sentez qu'une réunion de moyens sur un débouché quelconque, et quelque bien qu'il soit gardé, produit toujours un effet sensible. Il faut aussi que l'armée d'Italie nous seconde, afin de nous débarrasser du corps ennemi qui se trouve dans le Tyrol et qui ne pourrait y rester si nos deux armées se donnent la main^ ».

Abstraction faite du corps du Bas-Rhin et des troupes chargées d'observer le Tyrol, l'armée française occupait, dans la soirée du 10 frimaire, un front de 50 kilomètres à vol d'oiseau, de Rosenheim à Dorfen. Il eût donc fallu à Moreau deux jours au moins pour se concentrer sur l'une de ses ailes s'il eût voulu livrer, dans de bonnes conditions, une bataille que la proximité des Autrichiens rendait probable. Sans doute il ne s'attendait pas à rencontrer l'armée adverse sur la rive gauche de rinn; mais il ne devait pas moins être en mesure de lui

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