‹ HohenlindenChapitre 147 sur 344 · Decaen, Mémoires inédits · texte numérisé non relu

Decaen, Mémoires inédits

seraient sans doute le plus fortement aux prises, et où le général en chef aurait besoin de toute la division « pour pouvoir au besoin contribuer à porter le coup décisif * ».

Moreau se rendit à ces arguments. Il demanda alors a Decaen s'il pouvait suivre le mouvement de Richepance, dont il lui indiqua Fitinéraire d'Ebersberg par Christoph sur Maitenbeth. Decaen déclara qu'il était fort bien placé à cet effet ; ses troupes les plus éloignées n/étaient qu'à trois lieues au plus d'Ebersberg et disposaient de la chaussée pour s'y rendre. ((Eh bien! conclut Moreau, je voulais faire tourner l'ennemi par 10.000 hommes, il le sera alors par 20.000 ». Decaen assura que la plus grande partie de ses troupes pourrait être rendue à Christoph avant midi, ce dont Moreau se déclara satisfait.

La conversation s'engagea ensuite avec Dessolle, Grenier et Grouchy, qui avaient assisté à l'entretien. On fit des conjectures sur l'affaire du lendemain, (( entre autres que l'ennemi serait sans doute fort étonné en apercevant notre armée en mouvement pour recevoir son attaque ou plutôt pour l'attaquer nousmêmes : que si, dans sa confiance que nous étions en pleine retraite, il s'était engagé avec témérité dans le défilé de la forêt, entre Maitenbeth et Hohenlinden, comme l'espérait le général en chef, nous devions nous attendre à un grand résultat de l'exécution des dispositions qu'il avait ordonnées. On appréhendait même que quelque circonstance ne déterminât l'ennemi à mettre de la circonspection pour peu qu'il fît la réflexion qu'il n'avait combattu le 10, avec des forces très supérieures, que contre une portion d'une armée toujours victorieuse pendant toute une campagne, et qui n'avait alors pour but que de reconnaître sa position et quelles étaient ses idées ^ ».

Mais, pendant cet entretien, on vint annoncer à Moreau que.

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