‹ HohenlindenChapitre 16 sur 344 · Gobenzl à Thugut, Lunéville, 15 novembre [Ibid., p · texte numérisé non relu

Gobenzl à Thugut, Lunéville, 15 novembre [Ibid., p

8. Thugut à Golloredo, 14 novembre {Ibid., p. 330); Note de Gobenzl du 10 no-

Tout en négociant ainsi avec l'Autriche, Bonaparte avait engagé « un commerce de haute coquetterie avec la Russie * )) à qui il avait offert de remettre Malte en dépôt et renvoyé 7.000 prisonniers habillés à neuf ^. Il avait repris auprès de la Prusse ses tentatives d'entente commencées avant la guerre^; mais le cabinet de Berlin attendait les événements et évitait de se compromettre^. Sa neutralité toutefois semblait assurée. Bonaparte s'efforça enfin d'enlever le Portugal à l'influence anglaise^.

Dès le 14 brumaire (5 novembre), le Premier Consul avait chargé Lacuée, Ministre de la guerre provisoire, de prévenir les quatre généraux en chef qu'ils devaient informer l'ennemi de la reprise des hostilités pour le 1®^ frimaire (22 novembre) ^. A la vérité, cette date n'était qu'approximative, car il fallait compter quinze jours de préavis à partir du moment de la notification au commandant en chef de l'armée autrichienne''. Du reste, Bonaparte conserva jusqu'au 12 frimaire (3 décembre) quelque espoir dans l'issue des négociations ^, tout en songeant à quitter Paris pour se rendre en Italie. « Si je pars, écrivait-il à Joseph, à cette même date, la maison d'Autriche s'en souviendra^)).

Cobenzl s'illusionnait sur les résultats de la campagne qui allait s'ouvrir : « La saison est avancée, écrivait-il à l'Empereur, et il n'est question que de se défendre du premier choc. Ce n'est pas pendant l'hiver que les républicains pourront faire

vembre (Archives des Affaires étrangères, Autriche, vol. 371, f» 173).

1. Sorel, L'Europe et la Révolution française, t. VI, p. 53 et suiv., 72 et suiv., 87 et suiv.

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