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PREMIERS MOUVEMENTS DES COLONNES AUTRICHIENNES

5.109 sabres, c'est-à-dire une vingtaine de mille hommes engagés sur la grande route * .

L'archiduc Jean et son état-major marchaient avec cette colonne.

A gauche, la colonne du feld-maréchal-lieutenant Riesch partit de Haslach à 4 h. 30 du matin et se dirigea sur Albaching.

L'avant-garde, sous les ordres du général Stahel, se composait, dans l'ordre de marche, de deux escadrons des dragons Kinsky, de deux compagnies du régiment Manfredini, de deux compagnies du régiment Kaunitz, d'une batterie à cheval et de deux escadrons des dragons Kinsky.

Le gros était constitué par deux escadrons des dragons Kinsky, une compagnie de pionniers, deux bataillons 2/3 Manfredini, deux bataillons 2/3 Kaunitz, six escadrons de cuirassiers Anspach, six escadrons des dragons Waldeck, trois bataillons du régiment Archiduc-Charles, trois bataillons du

1. D'après les Archives de Vienne, KoUowrat et Lôpper auraient disposé de 16 bataillons 4/6, de 44 escadrons, au total 16.376 hommes (K. K. Archiv, XII, 54 1/2).

Dans VŒstreichische militàrische Zeitschrift (1836, t. IV, p. 20-21), les troupes de Zweibrûcken ne sont portées que pour 4 bataillons et 2 escadrons bavarois sous les ordres du général de Wrede. Or, d'après Heilmann, Zweibrûcken avait amené : 1° la brigade Deroy, 5 bataillons (Reuss, Minucci, Metzen, Stengel, SchloFsberg) ; 2° la brigade Wrede, 3 bataillons (Pompei, Preysing, Bureck) ; 3" deux compagnies du bataillon Dallvv^igk et deux compagnies de tirailleurs ; 4" une batterie à cheval de 8 pièces et quatre batteries de ligne formant un total de 18 canons ; 5' cinq escadrons et demi de chevau-légers sous les ordres du colonel Dorth. Soit un total de 7.017 hommes, dont 828 cavaliers, ce qui portait l'effectif de la colonne KoUowrat à 23.500 hommes environ [Heilmann, Der Feldzug von 1800 in Deutschland^ p. 46. — Cf. Zweibrûcken à l'Electeur Max- Joseph, 6 ou 7 décembre 1800 (Hûffer, loc. cit., t. II, p. 452)].

Mais il faut défalquer de cette colonne les six escadrons du régiment de cuirassiers de Hohenzollern, qui restèrent à Haag toute la journée du 3, et les six escadrons des cuirassiers Franz-Mailand, qui firent partie, en réalité, de la colonne de Riesch [ Riesch à l'archiduc Jean, Hartmannsberg, 7 décembre 1800 (Hûffer, loc. cit., p. 464)]. — Cf. Œstreiohische militàrische Zeitschrift , 1836, t. IV, p. 20-21.

En résumé, contrairement aux chiffres donnés ci-dessus, l'effectif de la colonne KoUowrat semble devoir être calculé ainsi : 20 bataillons 4/6, plus quatre compagnies bavaroises, et 35 escadrons |/2, donnant un total de : 14.987 fantassins et 5.109 cavaliersTi soit environ 20.000 hommes.

60^ régiment d'infanterie, trois escadrons des cuirassiers Franz-Mailand, la réserve d'artillerie, trois escadrons des cuirassiers Franz-Mailand *.

La colonne comprenait donc 12 bataillons et 24 escadrons, 10.186 fusils, 3.132 sabres; au total : 13.318 hommes 2.

Pour atteindre Albaching, Riesch prit des chemins de traverse en mauvais état, par le Lôfïelmoos et Steinweg, et n'arriva à Albaching qu'à 10 heures du matin, ayant miscinq heures pour parcourir 6 kilomètres ^.

Les quatre colonnes austro-bavaroises qui allaient se heurter à l'armée française avaient un effectif de 46.130 fusilsr 14.131 sabres, soit, en chiffres ronds, 60.000 combattants. Moreau disposait de 56.000 hommes de toutes armes.

A la pluie des jours précédents avait succédé une neige qui^ tombait à gros flocons. « Il parut, le jour décisif, dit un témoin oculaire ; la pluie et la neige avaient rendu les chemins^ presque impraticables. Une poussière de neige remplissait l'air; à peine pouvait-on voir à cent pas devant soi. L'artillerie enfonçait ; hommes et chevaux ne pouvaient s'avancer qu'à pas lents et incertains, et, malgré la boisson distribuée ce^ jour, aussi bien que les deux précédents, l'état physique et moral du soldat approchait de Tépuisement* ».

1. Riesch à l'archiduc Jean, Hartmannsberg, 7 décembre 1800 (K. K. Archiv,, XII, 122 II).

2. D'après une situation d'effectif trouvée à Vienne, la colonne Riesch se serait composée de 12 bataillons et 12 escadrons seulement (K. K. Archiv, XII, 54 1/2).

D'après VŒstreichische militdrische Zeitschrift^ cette colonne comprenait 24 escadrons et 3.132 cavaliers. Ces derniers chiffres semblent être exacts, car les Archives de Vienne (XII, 54 1/2) ne mentionnent pas comme en faisant partie les cuirassiers Franz-Mailand (six escadrons, 855 cavaliers) et les cuirassiers d'Anspach (six escadrons, 786 cavaliers). Or, en réalité, ces deux régimentsfirent partie de cette colonne d'après le rapport de Riesch (K. K. Archiv, XII, 122 II); celle-ci comprenait donc : 12 bataillons (10.186 fantassins) et 24 escadrons (3.132 cavaliers), soit au total : 13.318 hommes.

3. Riesch ne donne pas, dans son rapport, l'heure d'arrivée à Albaching. Elle est indiquée dans les Historiques des régiments Kaunitz et Manfredini (Hùffer, /oc cit., t. II, p. 465, note 1). — La carte au 1/50.000* porte deux fois Lôffelmoos, au nord et au sud de Dichteldorn.

4. Relation des mouvements de l'armée autrichienne, attribuée au major bavarois Ditfurt (Carrion-Nisas, loc. cit., Pièces justificatives, p. 381).

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