PREMIERS MOUVEMENTS DES COLONNES AUTRICHIENNES
La colonne principale, sous les ordres de Kollowrat, qui disposait de la route, marcha beaucoup plus vite que les autres, qui suivaient de mauvais chemins, et prit une avance notable sur elles. Kollowrat en fut certainement informé, vers 7 h. 30 du matin, du moins par Riesch, qui lui fit part de l'impossibilité où il se trouvait de marcher à hauteur de la colonne principale *. Les premières fractions de celle-ci arrivaient alors à 1.500 mètres environ à Test du Schimmelberg, c'est-à-dire du point où la grande route est croisée parle chemin allant du nord au sudd'Isen par Fahrnbach àSchûtzen et Christoph. Kollowrat, sans doute toujours persuadé qu'on n'avait devant soi que des arrière-gardes françaises, n'en continua pas moins sa marche. Au même moment, Lôpper attaqua les Français vers Kreith et Birkach. Déjà d'ailleurs, à l'extrême droite, les troupes de Kienmayer étaient engagées avec les postes avancés de Grenier.
i. Relation des mouvements de l'armée autrichienne ; Zweibrûcken-Ditfurt à l'Electeur Max-Joseph, 6 ou 7 décembre 1800 (Hûflfer, loc. cit., t. II, p. 461: Heilmann, lo). cit.j p. 51).