Grouchy à Moreau , 16 frimaire
COMBAT DE LA DIVISION GROUCHY JUSQU'a MIDI 19^
Riesch. Le lieutenant général Zweibrûcken avait insisté, dès le début de la bataille, pour qu'on prît cette mesure; à son avis, il y avait lieu d'envoyer une colonne mobile sur Christoph. On ne s'y décida que tardivement. En entendant la fusillade sur ce point, on avait cru d'abord que c'était Riesch qui poursuivait une fraction française. L'inquiétude commença quand la fusillade se rapprocha de la grande route *.
Déjà Kollowrat avait dépensé une forte proportion de son infanterie : des huit bataillons de grenadiers qu'il possédait au début, deux seulement restaieut disponibles; sur huit bataillons bavarois, il en avait déjà engagé cinq 2.
Grâce aux renforts qui leur furent envoyés par Kollov^rat^ les Austro-Bavarois purent se maintenir sur la ligne Kreith- Birkach. Ils se relièrent à droite avec deux bataillons autrichiens de la colonne Baillet, qui avaient été dirigés de Mittbach sur Hohenlinden, comme flanc-garde de gauche 3.
Le combat demeura alors stationnaire jusqu'à midi dans 1^^ clairière de Hohenlinden comme au nord-ouest sur le front des divisions de Grenier : Grouchy se contentant de contenir l'ennemi, Kollowrat attendant vraisemblablement l'entrée ea ligne des colonnes de Baillet et de Riesch *.
1. Relation des mouvements de l'armée autrichienne, déjà citée.
2. Kollowrat à l'archiduc Jean, Mûhldorf, 6 décembre (K. K. Archiv, XII, 100).
3. Journal pro Dezember 1800 [Ibid., XII, 551) ; Heilmann, loc. cit., p. 53.
4. Œstreichische militàrische Zeitschrift^ 1836, t. IV, p. 24.