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3. Richepance, dans son rapport, croit que cette attaque fut produite par des troupes qui avaient marché de Wasserburg sur Christoph, c'est-à-dire par des fractions de la colonne Riesch. li semble qu'il ait commis là une erreur : Riesch, on l'a vu (p. 194), n'atteignit Albaching qu'à 10 heures du matin, et la surprise eut lieu à 8 heures environ.
prisonniers quelques éclaireurs autrichiens. D'après les renseignements recueillis, Maitenbeth n'était plus qu'à un quart d'heure cle marche à peine; bientôt on put distinguer le pied de la colline sur laquelle est bâti le village*. Après toutes ces péripéties, la colonne débouchait enfin en terrain libre ^. Avec une rare décision, Richepance comprit qu'il fallait profiter sans retard de l'effet de surprise produit parle débouché inopiné de sa colonne sur les derrières des Autrichiens»
(( Persuadé, dit justement Richepance, qu'il n'y avait pas un instant à perdre, puisqu'il était déjà 9 heures du matin, et que l'essentiel n'était pas de sauver la division, mais de faire une puissante diversion en me portant rapidement sur les derrières de fennemi, nous abandonnâmes le combat en arrière ainsi que les troupes qui s'y trouvaient engagées^ ».
Ordre fut envoyé au général Drouet, qui était aux prises avec l'adversaire, « de l'occuper fortement » jusqu'au moment où le général Decaen serait arrivé pour le dégager et lui permettrait de rejoindre la tête delà division^.
Richepance dirigea donc sa colonne sur Maitenbeth par un à-gauche. Il ne disposait que des 8® et 48"- demi-brigades, du 1®^ régiment de chasseurs et de six bouches à feu. Les grenadiers de la 8® demi-brigade se précipitent sur le village, y pénètrent sans résistance et font prisonnier un détachement de cuirassiers Nassau qu'ils surprennent partie à pied, partie à cheval^. La 8^ demi-brigade traverse rapidement la