CHAPITRE IX
Offensive des divisions Grouchy et Ney,
Moreau ordonne l'offensive générale. — Attaques de Ney et de Grouchy. — Les Autrichiens plient sur la grande route et aux abords. — Intervention de la légion polonaise sur leur flanc gauche. — Désorganisation et dispersion de la colonne Kollowrat. — Jonction de Ney et de Richepance. — Situation critique de la 8' demi-brigade à Haus. — Elle est dégagée par la brigade Drouet. — Poursuite jusqu'à Haag.
Moreau, qui se tenait près de Hohenlinden, aperçut, vers înidi, une sorte d'hésitation et d'incertitude dans les mou- Tements des troupes autricliiennes qui combattaient vers Birkach et Kreith. Avec une sagacité qui fait lionneur à son coup d'œil militaire, il comprit que c'était le contre-coup •de la manœuvre de Richepance*. Il n'y avait pas un instant à perdre pour prendre l'ofïjnsive sur tout le front; Moreau en donna l'ordre à Grenier-.
Ney fut ctiargé « de pénétrer vivement par la chaussée sur la tête du défilé ^ ». Il fut prescrit à Grouchy « de se diriger sur le même point, en culbutant la gauche de l'ennemi ^ ». Tous deux formèrent aussitôt leurs colonnes d'attaque. Toutefois, comme Grenier pressentait que l'ennemi, pour se •dégager, allait attaquer vivement sa gauche, il recommanda à Ney de laisser k Hohenlinden sa brigade de réserve, les ibataillons de grenadiers de sa division, le 13® dragons et le 19® de cavalerie ^.
Il n'y avait d'ailleurs nul inconvénient à dégarnir le front
4. Moreau au Ministre de la guerre, Anzing, 12 frimaire; Bulletin historique ■de la division Ney.