Voir p. 233; Dispositions militaires de l'aile gauche
admirer la précision et la vigueur brillante avec laquelle elles ont été exécutées. Généraux, officiers et soldats, tous se sont surpassés. Plusieurs soldats, en se battant comme des lions, disaient : « Je ne veux pas mourir d'aujourd'hui, pour voir la fin d'un si beau jour ! »
(( Le lieutenant général Grenier a montré à l'ennemi que si, avec deux seules divisions, il savait combattre et se retirer fièrement devant une armée entière, moins inférieur, il savait aussi vaincre et surtout poursuivre plus vigoureusement qu'il ne Tavait été. Il a parfaitement secondé le général en chef.
)) Les généraux Ney, Richepance, Grouchy, Bastoul, Legrand et Decaen ont eu un rôle trop brillant dans cette journée pour que le général en chef ait besoin d'y joindre un éloge.
» Les généraux Kniaziew^icz, Durutte, Grandjean, Boyer, Lahorie, Drouet, Bonnet et Saligny, ont donné des preuves des plus grands talents militaires. Le général Daul tanne a eu un cheval tué sous lui, ainsi que Tadjudant-commandant Lefol.
)) Les adjudants-commandants Desplanques, Darbois et Plauzonne, sont particulièrement cités par les généraux de division auxquels ils sont attachés. Le général Richepance donne des éloges au citoyen Label, officier du génie, ainsi qu'au citoyen Sarrut, chef de brigade ; au chef d'escadron Baron; au capitaine Crabe, du 5® de hussards; au lieutenant Lapointe, du i^^ de chasseurs. Le général Decaen loue également la conduite du chef de brigade du 6® régiment de chasseurs, le citoyen Lafïon, ainsi que celle du citoyen Montholon, chef d'escadron.
» Tous les chefs de corps et les officiers d'état-major, aides de camp, adjoints, officiers du génie, se sont comportés delà manière la plus distinguée. Le premier aide de camp du général en chef, le chef de brigade Leguay, a eu un cheval
tué ; l'adjudant-commandant Maximilien Lamarque en a eu un blessé ; les adjudants-commandants Lenormand et Guillot se sont aussi distingués ; le capitaine Grimaldi, aide de camp du général Grouchy, a eu le bras percé d'une balle ; les citoyens Strolz, Delélée et Rapatel, tous trois aides de camp du général en chef, ont percé plusieurs fois la ligne ennemie pour porter des ordres au général Richepance* ».
Moreau rendait pleine justice aux talents de ses subordonnés dans le premier rapport qu'il adressait au Ministre, le 12 frimaire au soir. Il les félicitait directement dans les termes les plus élevés : a Je vous prie, écrivait-il à Richepance, d'assurer les braves troupes que vous commandez du tribut d'admiration que je leur dois pour leur conduite héroïque dans cette mémorable journée... J'ai su apprécier... les services importants que vous avez rendus... et combien votre résolution a influé sur le succès ^ ».
(( Je vous prie, citoyen Général, mandait-il à Decaen, de témoigner à votre division combien j'ai à me louer de sa conduite à l'affaire du 12 frimaire. Sa récompense la plus forte sera sûrement la reconnaissance nationale pour les services importants que l'armée vient de rendre à la République... ^ ».
Dans la soirée du 12 frimaire, l'armée du Rhin occupait les emplacements suivants :
Aile droite. — La division Molitor et la brigade Laval, de la division Gudin, continuaient à observer les débouchés du Tyrol, entre l'Arlberg et Rosenheim ; la division Montrichard s'était portée sur Helfendorf et Pframern, avec des postes avancés sur Zorneding ; la brigade Puthod, de la division