Rapport de Dessolle
jusqu'à 1 heure du matin; mais, à ce moment, Tennemi força une des portes et refoula l'infanterie qui la défendait. Le 2® régiment de carabiniers, qui s'était déployé aux abords de la ville, appuyé par une fraction d'infanterie et les deux pièces d'artillerie, chargea avec succès la cavalerie autrichienne. Néanmoins, en présence des forces supérieure» qui l'attaquaient, Espagne fut obligé de se replier, en très bon ordre d'ailleurs, sur Aufhausen, où il prit position et où il se proposait de se battre « jusqu'à extinction * ». Le corps des hussards volontaires ne lui donna aucune satisfaction et il s'en plaignit très vivement à d'Hautpoul : les officiers étaient bons en général, mais les hommes de grand'garde « refusaient le service »; plusieurs d'entre eux menaçaient « de s'en retourner en France »; trois cavaliers placés en vedettes « avaient abandonné leur poste ». Espagne était si mécontent des hussards volontaires qu'il manifestait à d'Hautpoul sa volonté de ne plus s'en servir et qu'il demandait à les verser dans d'autres régiments de cavalerie 2. Le chef de brigade, loin de prendre la défense de ses subordonnés, demandait le licenciement des hussards volontaires ou bien leur envoi dans une ville où il serait possible de les réorganiser^.
1. Espagne à d'Hautpoul, Aufhausen, 13 frimaire, 4 h. 30 matin; Meczery à i' archiduc Jean, Moosburg, 4 décembre, 8 h. 30 matin (K. K. Archiv, XII, 62); Commandant Lévi, Routes et voyages de Jacques-Louis Chieux, p. 26-27.