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Ibid

PRÉPARATIFS DU PASSAGE DE l'INN 259

l'approbation de Moreau, en raison de son voisinage de Rosenheim. Il pensait très justement que plus le point de passage serait rapproché d'un pont déjà établi, plus l'avantage serait effectif, parce qu'en supposant que ce pont fût rompu, « il serait toujours plus facile de le rétablir que d'en jeter un nouveau* ».

Moreau ne s'était pas mépris sur l'état moral et matériel de l'adversaire. La retraite de l'armée autrichienne avait été des plus pénibles. La désorganisation des unités, les privations de nourriture et de sommeil, la marche presque incessante sur des chemins détrempés expliquent qu'il ne fallut pas moins de cinq jours aux troupes exténuées pour se conformer aux nouvelles instructions du commandement suprême 2.

Dès le 3 au soir, l'archiduc Jean fit connaître à l'Empereur qu'en raison des pertes considérables qu'il avait subies en hommes, chevaux et matériel, il se voyait contraint d'abandonner son plan offensif et de ramener l'armée dans une position défensive sur la rive droite de l'Inn^. Son intention était de l'établir entre Rosenheim et Braunau, sauf un assez fort détachement placé en observation sur l'Inn inférieur*. Le corps Kienmayer fut chargé de l'occupation des têtes de ponts de Kraiburg et de Mûhldorf ; il lui appartiendrait de fournir la garnison de Braunau^. Le corps de réserve campa à Hohenwarth, sur la rive droite de l'Alz, avec mission de défendre l'Inn entre Braunau et Mûhldorf. Il fut rejoint par les troupes de Lôpper. Le corps Baillet, dont le gros vint à Obing,

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