‹ HohenlindenChapitre 217 sur 344 · Moreau à Lecourbe, Ilaag, 13 frimaire · texte numérisé non relu

Moreau à Lecourbe, Ilaag, 13 frimaire

chevaux de luxe de Munich furent mis en réquisition pour donner plus d'éclat à l'opération. A cet « équipage simulé » on adjoignit quelques pontonniers et quelques escouades de canonniers ^

Moreau prévoyait que le passage serait relativement facile versRosenheim, malgré les difficultés du terrain, mais à condition d'agir vite. Les corps autrichiens les moins entamés la veille avaient été rejetés si loin, en effet, que, pour venir border rinn, ils se trouvaient obligés de faire un grand détour par les ponts de Marktlet de Braunau, ce qui nécessitait au moins un total de cinq marches, a Si dans trois jours vous pouviez être en mesure, mandait Moreau à Lecourbe, il est presque sûr qu'on n'aurait à vaincre que les difficultés du terrain et quelques mauvaises troupes laissées à la garde des têtes de ponts... C'est surtout en pressant nos dispositions que nous éviterons la plus grande partie des obstacles... » Et, faisant allusion à la journée d'Hochstâtt, où Lecourbe avait eu un rôle si glorieux, Moreau ajoutait : « Le général en chef compte d'ailleurs sur le corps et le général qui a déjà fait le passage audacieux du Danube ^ ».

Ces recommandations étaient superflues à l'égard d'un subordonné tel que Lecourbe, énergique, ardent, toujours désireux d'aborder l'adversaire au plus tôt. « Il me tarde d'avoir mon tour », mandait-il à Moreau dès le lendemain de Hohenlinden*^. Déjà il avait reconnu un point de passage en amont de Rosenheim, vers Neubeuern; il demandait aussitôt au général en chef l'envoi de l'équipage de ponts de Munich sur Aibling ; a nous nous accordons, disait-il, sur la célérité avec laquelle doit être entrepris le passage de Tlnn^». Le choix de Neubeuern ne pouvait d'ailleurs que recevoir

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