Ibid
3. L'Empereur à l'archiduc Jean, Vienne, 7 décembre (K. K. Arcbiv, XII, 5G3) ; l'Emperear à l'arehiduc Jean, Vienne, décembre 1800 (Vivenot, loc. cit., t. II, p. 345).
4. L'archiduc Jean à Riesch, Trostberg, 8 décembre (K. K. Archiv, XII, 140). — La crainte d'être coupé du Tyrol apparaît encore dans une autre lettre de l'archi duc à Riesch, Trostberg, 9 décembre {Ibid., XII, 160).
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temps, Tarchiduc donna, pour la défense de l'Inn, les instructions les plus circonstanciées, les plus restrictives aussi de r.initiative des subordonnés*.
Elles parvinrent d'ailleurs trop tard pour que les généraux eussent le temps de s'en inspirer suffisamment. Le 18 frimaire (9 décembre), Lecourbe forçait le passage de l'Inn à Neubeuern.
Dès 4 heures du matin, la division Montrichard, qui doit passer la première, est rassemblée à l'ouest de Redenfelden. A 6 heures, le signal est donné. Le général d'artillerie Lemaire a mis en batterie vingt-huit bouches à feu aux environs de Kirchdorf ; le chef de bataillon du génie Galbois, les capitaines de pontonniers Henry et Nègre prennent place dans les premières barques, a D'un seul passage )) on jette sur la rive droite 200 hommes commandés par le chef de bataillon Montfort. Le détachement ennemi qui garde Neubeuern est surpris, dispersé et énergiquemant poursuivi-. Les premières fractions françaises occupent aussitôt nn petit bois situé au nord-est du village, et qui servira, comme celuici, de point d appui. La supériorité du feu des batteries français 3S oblige d'ailleurs l'ennemi à se tenir hors de portée. Les pontonniers commencent sans tarder la construction du pont : l'opération est terminée en deux heures et demie, malgré la rapidité du courant. Pendant ce temps, huit bataillons sont transportés en barques sur la rive opposée. Le pont achevé, on fait passer deux pièces d'artillerie légère et un détachement du 9^ régiment da hussards. A 11 heures du matin, Lecourbe disposa de douze bataillons sur la rive droite.
1. Instruction pour la position défensive de l'armée, Trostberg, 7 décembre (K. K. Archiv, XII, 125).
2. On ne peut guère expliquer la retraite de ce détaciiement que par la surprise. Il se composait en effet de : un bataillon de chasseurs, un de fusiliers, deux pièces de canon, un piquet de cavalerie [Dispositions pour la défense de rinn depuis Nussdorf jusqu'auprès de Wasserburg (K. K. Arcliiv, XI, ad 136 a)].
Le duc d'Enghien était accouru de Rosenheim avec un régiment de dragons qui, mettant pied à terre, essaya de ralentir les progrès de Montrichard. Ce fut en vain : Autrichiens et Condéens, refoulés au nord-est de Neubeuern, se replièrent sur Rohrdorf où ils furent recueillis par quelques réserves ; ils rétrogradèrent ensuite, sans grande résistance, dans la direction de Stephanskirctien *.
A la division Montrichard succéda la brigade Puthod, de la division Gudin, composée de la 94®, du 3® bataillon de la 36^ du 8® hussards et de quatre bouches à feu. A partir de Lauterbach, elle devait se porter sur Endorf par la rive orientale du Sims-See, pour couper la retraite aux Autrichiens-.
L'opération du passage de llnn s'était donc très heureusement accomplie à Neubeuern. Le succès des Français fut beaucoup moindre k Rosenheim. Dans la nuit du 17 au 18 frimaire, Lecourbe avait prescrit d'établir en ce point, k la sortie est de la ville et à bonne portée du pont, une batterie de 8 pièces, soutenue par un bataillon, tant pour produire une diversion que pour rendre inabordable la culée qui restait et empêcher l'ennemi d'incendier les arches qui n'étaient pas endommagées. On espérait ainsi n'avoir que de légères réparations à faire, et ouvrir en peu d'heures, aux divisions du centre, un passage sur Rosenheim, leur évitant ainsi un long détour^.
Le prince de Condé avait eu tout le temps nécessaire pour
1. Rapport de Dessolle du 12 au 18 frimaire ; Lecourbe à Moreau, Mondsee, 26 frimaire; Lecourbe à Molitor, Rosenheim, 19 frimaire; Bulletins historiques
de l'armée et de la division Montrichard; Bittard des Portes, loc, cit., p. 368-369; Œstreichische militàrische Zeitschrift, 1836, t. IV, p. 199.
Les secours envoyés de Rosenheim ne purent arriver que tardivement : « Attendu la nature du pays presque impraticable, la communication (de Rosenheim) avec la gauche est fort difficile et impossible le long de la rivière ; on ne peut communiquer que par les hauteurs et encore avec difficulté )) [Dispositions pour la défense de l'Inn (K. K. Archiv, XI, ad 136 a)].