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mentssurrennemi ; il ignorait la composition et les effectifs du corps du prince de Gondé, qui ne relevait pas de lui et qui, pourtant, était chargé de surveiller la zone que lui-même avait à défendre ^
Le 7 décembre, après une reconnaissance, Riesch se rendit compte de la faiblesse et de l'insuffisance du corps de Gondé ainsi que du trop grand éloignement de ses propres troupes de la vallée de l'Inn. Dès le lendemain, il demanda à l'archiduc Jean de Tautoriser à se rapprocher des points probables de passage, en s'établissant vers Prutting; de rassembler vers Neubeuern tout le corps de Gondé, qui ne lui inspirait qu'une médiocre confiance et qui serait chargé de la surveillance faible d'une partie du cours de finn; de consacrer ainsi, dans de meilleures conditions, le gros de ses forces à la défense du reste de son secteur. Mais les Français devaient franchir f Inn avant que la réponse lui fût parvenue'^.
Quand la nouvelle du désastre de Hohenlinden fut arrivée à Vienne, fEmpereur prescrivit à farchiduc Jean de chercher surtout à couvrir les Etats héréditaires de la maison d'Autriche et à protéger le Tyrol. Dans ce but, il recommandait de tenir les forces le plus possible concentrées sur f Inn supérieur, d'où l'on pourrait, en une marche, se porter à la défense du Tyrol en cas de besoin 3. Ge fut peut-être au reçu de ce massage et afin de ne pas être coupé du Tyrol que l'archiduc chargea Riesch d'envoyer sur Neubeuern et Nussdorf les forces qui sembleraient nécessaires pour garder ces points, en cas d'attaque, jusqu'à l'arrivée des réserves*. En même
1. Rapport de Riescli, Grehausen, pr^^s Maxglan, 13 décembre (K . K. Archiv, XII 188).