Lecourbe à Moreau, Mondsee, 26 frimaire
2. Riesch à l'archiduc Jean, Hartmansberg, 9 décembre, 10 heures soir (K. K. Archiv, XII, 152).
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Le lendemain 10 décembre, à 1 heure du matin, Farchiduc Jean lui envoya Tordre formel d'attaquer l'ennemi avec la dernière énergie et de le rejeter vers Flnn. Riesch reçut cet ordre à Seebruck à 6 h, 1/2 du matin, et prit ses mesures pour porter toute sa division à Aschau et de là vers Neubeuern, en faisant marcher par la chaussée sur Rosenheim les renforts qui allaient lui arriver du centre de l'armée. Un ordre semblable d'attaque fut envoyé à Baillet .
Mais Farchiduc Jean arriva à ce moment à Seebruck, où il put bientôt se convaincre que son projet d'offensive était inexécutable^ : les troupes avaient trop souffert, et dix-huit heures consécutives de marches et de combats continuels les avaient exténuées et épuisées. Il en rendit compte à FEmpereur et le prévint que, conformément à son ordre de cabinet du 7 décembre, reçu la veille au soir, il livrerait une bataille avec toutes ses forces réunies dès que les circonstances le lui permettraient^.
Sur Fordre de Farchiduc Jean, Baillet avait envoyé la division de Hesse-Homburg vers Prutting^, non seulement pour recueillir les troupes de Riesch, mais aussi pour prendre une part active au combat qu'elles allaient livrer. Il demeura à Obingavec le reste de ses forces que commandait le prince de Hohenlohe, soit deux bataillons Brechainville très réduits, un bataillon De Vins dans le même état et les cuirassiers Zeschwitz, prêt à tenter pour se maintenir tout ce qu'il était humainement possible de faire ^.
L'archiduc Jean avait aussi ordonné à Kienmayer d'envoyer immédiatement la totalité de ses troupes disponibles au sou-
1. Rapport de Riesch, Grehausen, 13 décembre (K. K. Archiv, XII, 188).
2. L'archiduc Jean à l'Empereur, Teisendorf, 10 décembre, 9 heures soir {Ibid.^ XII, 173).
3. L'archiduc Jean à Baillet, Trostberg, 9 décembre {Ibid., XIJ, 162).
4. Baillet à l'archiduc Jean, Obing, 10 décembre, 4 h. 1/2 du matin {Ibid., XII, 175).
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tien de Baillet *. Mais toutes ces dispositions furent rapportées quand l'archiduc comprit qu'il fallait renoncer à son projet offensif-.
Dans la soirée du 18 frimaire, la division Montrichard stationna entre Leonhardspfunzen et Lauterbach ; la division Gudin à Hirnsberg, où elle fut réunie très tard, sauf le détachement laissé sur la rive gauche de Tlnn, sous le commandement du général Laval ^.
Decaen, dont les troupes étaient rassemblées à Aibling, n'avait reçu, dans la nuit du 17 au 18 et dans la matinée du 18, (( ni ordres, ni avis du général Lecourbe ». Il n'en fut (( nullement surpris »; car, lors du passage du Danube, le même fait s'était produit. Si Ton en croit Decaen, Lecourbe « avait la manie de ne pas vouloir être secondé, afin de se réserver à lui et à son corps d'armée la gloire du succès des entreprises dont il était chargé^ ».
Quoi qu'il en soit, Moreau ayant appris, à son arrivée à Aibling, le 18 dans la matinée, que Lecourbe avait effectué son passage sans difficultés à Neubeuern, prescrivit à Decaen et à Grouchy de marcher sur ce point. Vers midi, toutes les troupes de Lecourbe ayant franchi l'Inn, la division Decaen utilisa le pont de bateaux et vint s'établir, dans la soirée, au sud-ouest de Stephanskirchen, parallèlement à la route de Rosenheim à Salzburg^.
La division Grouchy suivit la division Decaen par le même
1. L'archiduc Jean à Kienmayer,Trostberg, 9 décembre (K. K. Archiv, XII, 162).
2. (Mstreichische miliidrische Zeitschrift, 1836, t. IV, p. 201-202.
3. Bulletin historique de l'armée. — Pour les troupes restées sur la rive gauche, voir page 276.