C'est le terme même employé par l'archiduc Jean
DE l'inn a la salzach 291
Burghausen, et lui donner le temps nécessaire pour rejoindre Tarmée.
» La division Riesch s'établira en avant de Teisendorf ; celle de Baillet à Schônram ; celle de Liechtenstein à Leobendorf, sur la route de Laufen à Schônram .
)) La division Riesch laissera son arrière-garde actuelle à Traunstein et enverra sur la gauche de Traunstein, vers Marquartstein, un bataillon d'infanterie et un régiment entier de cavalerie pour battre le terrain ; la cavalerie poussera le plus loin possible vers Hohen-Aschau, et se tiendra en liaison avec Traunstein à droite et le val St. Johann à gauche ; si l'ennemi prononce un mouvement en avant, ce détachement, après en avoir averti l'armée et les troupes du val St. Johann, se retirera par Siegsdorf, Inzell et la route de Reichenhall.
)) La division Riesch fera fouiller par des patrouilles continuelles partant de Teisendorf tout l'intervalle depuis son flanc gauche jusqu'à Traunstein, Siegsdorf et Inzell. Tous les renseignements des patrouilles devront parvenir à Tarrière-garde et au détachement poussé vers Marquartstein.
)) La division Baillet laissera son arrière-garde actuelle en avant de Waging ; celle-ci s'appuiera à droite au Waginger- See, se relira à gauche à Traunstein et enverra sur son front des patrouilles jusqu'au contact de l'ennemi.
)) De sa position de Schônram, la division Baillet se reliera étroitement à gauche à celle de Teisendorf ; à droite, sur la route de Laufen, comme entre le Waginger-See et le Schônramer-Filz, elle se reliera également à la division du prince Liechtenstein ou corps de réserve.
» Le corps de réserve fera fouiller constamment par des patrouilles l'intervalle entre le Waginger-See et Tittmoning ; d'autres patrouilles maintiendront la liaison entre Leobendorf et Schônram, de même qu'entre le Waginger-See et le Schônramer-Filz et la route de Laufen à Tittmoning.
HOUENLINDEN
» On devra se préparer à recueillir les avant-gardes si elles sont refoulées jusqu'aux positions de leur division ; le corps de réserve devra se tenir prêt à se porter sur Schônram au premier signal et sans perdre une minute, pour soutenir la division Baillet.
)) Seules l'activité des généraux et la bravoure des troupes peuvent permettre à l'armée de se maintenir dans ces positions. Ce n'est pas seulement le devoir militaire, c'est aussi l'éloignement de la division Kienmayer qui impose ce nouvel effort. Lorsque celle-ci nous aura rejoints, nous pourrons peut-être relever l'honneur de l'armée en faisant preuve de plus de fermeté que nous n'en avons montrée jusqu'à présent * ».
Le maintien des trois divisions dans les positions qui leur avaient été assignées, pour le 11, au nord-ouest de Salzburg, ne laissait pas d'inspirer des inquiétudes à Tarchiduc Jean. Il avait appris en effet, dans la journée du 10, que toute l'armée française, ou au moins cinq divisions pouvaient être réunies sûr la rive droite de l'Inn, et il était à prévoir que, le lendemain, les Français attaqueraient Tarmée autrichienne 2.
L'archiduc ne croyait plus, après les pertes éprouvées à Hohenlinden, à la possibilité d'une victoire de ses troupes, dont le moral était complètement abattu ; déjà, après le combat heureux d'Ampfing et alors qu'elles se trouvaient en nombre, elles s'étaient laissé disperser et tailler en pièces. (( C'est, écrivait-il, le raisonnement que tiendraient tous ceux qui ont assisté au combat d'Ampfing, où nos forces étaient presque doubles de celles de l'ennemi et où il leur fallut dix heures pour le faire reculer d'une lieue. Ce succès, obtenu au
1. Disposition pour le 11 décembfe, Tdisendorf, 19 décembre (K. K. Arciiiv, XH, 172).