Lecourbe à Moreau, Mondsee, 26 frimaire
naissances ne pouvaient avancer qu'avec précaution. L'ennemi paraissant replier ses vedettes, Lecourbe fit suivre ce mouvement rétrograde. Toutefois, « île voulant point hasarder de déployer de l'infanterie dans la plaine )), il prescrivit à Montrichard de faire cheminer sa division dans les bois qui bordent la Saalach, afin de gagner le confluent avec la Salzach 1. Là il se relierait à deux bataillons de la 108^ sous les ordres du général Boyer, qui, encore sur la rive gauche de la Saalach, passeraient à un gué reconnu et se rendraient maîtres du pont, brûlé par l'ennemi, et qu'on réparerait sur-lechamp ^.
Gudin rassembla ses troupes près de Wals en s'appuyant à ce village, et détacha un bataillon à Gois et sur la route de Salzburg à Reichenhall. Enfin Lecourbe déploya, à l'est de Wals, toute son artillerie couverte par les 8® et 9« hussards, deux escadrons du 7«, le 11^ dragons et le 23^ de cavalerie-.
Aux termes du rapport de Lecourbe, Montrichard et Gudin auraient pris ainsi une sorte de formation d'expectative, a en attendant les mouvements du corps du centre, qui passait à Laufen^ )). En réalité, il ressort nettement des documents autrichiens que Lecourbe, avec son ardeur coutumière, prit résolument l'ofiensive. Dès 10 heures du matin, Riesch perdait du terrain sur tout le front de Glanegg à Siezenheim et demandait des renforts à l'archidac Jean^. Bientôt les Français occupèrent Viehhausen, qu'un bataillon leur abandonna presque sans coup férir^.
Riesch fut très irrité de cette défaillance : « Il n'est plus possible, écrivait-il à l'archiduc Jean, de commander dans ces
1. Deux bataillons de la 84« restèrent en réserve aux points de passage de la veille, à Hamerau.