Rapport de Riesch {Ibid., XII
COMBATS DE SALZBURG 311
conditions ; je suis obligé moi-même, ainsi que tout mon étatmajor, de mettre Tépée à la main et de pousser Finfanterie vers Tennemi* )). Riesch donna l'ordre de reprendre Viehhausen à tout prix. Gyulai, entraînant le régiment Manfredini et soutenu par un régiment du général Stahel, parvint à arracher le village aux Français-. En même temps les Autrichiens, qui n'avaient d'abord en ligne que six bouches à feu, les renforcèrent de plusieurs batteries. Une canonnade très violente s'engagea : elle tourna à l'avantage des Autrichiens, qui démontèrent les six pièces d'artillerie légère de la division Montrichard, quatre pièces de la division Gudin, et mirent hors de combat un grand nombre d'hommes et de chevaux 3. Une compagnie d'artillerie légère, la 5« du 2® régiment, eut tous ses ofTiciers mis hors de combat ; elle fut commandée, jusqu'à la fin de l'action, par le maréchal das logis chef Coger, qui se distingua par sa belle attitude^.
Profitant très heureusement de cette supériorité du feu, la cavalerie autrichienne intervient. La première ligne charge avec succès les 7® et 9® hussards, qui sont refoulés. Le chef d'escadrons Véry, du 7® hussards, tombe au pouvoir de l'ennemi. Le brigadier Rattier s'en aperçoit, « charge avec deux hussards, fait le coup de pistolet, sabre à droite et à gauche et parvient, à la seconde charge, à délivrer son chef d'escadrons^ ». Le 11® dragons se porte en avant « et fournit à fond la plus belle charge possible; ce régiment culbute et renverse tout ce qu'il rencontre ^ )).Les hussards, dégagés, se rallient et, si l'on en croit Lecourbe, (( de concert avec les dragons, mettent en déroute au moins 2.000 chevaux
1. Riesch à l'archiduc Jean, 14 décembre, 10 heures matin (K. K. Archiv, XII,. 261).