Lahorie à Decaen, Traunstein, 21 frimaire
2. n n'a pas été possible de reconstituer Titinéraire de ce détachement.
3. Decaen, Mémoires inédits; Rapport de Dessolle du 18 au 24 frimaire.
lerie *. Le gros de la division se déploya sur les hauteurs au débouché des bois, flanqué vers Tittmoning par le détachement Laflon. Pendant ce temps, les généraux Durutte et Kniaziewicz: faisaient exécuter et exécutaient eux-mêmes des reconnaissances le long de la Salzach afin d'y chercher des endroitsguéables ou quelques points de passage favorables^.
Durutte, qui était chargé d'explorer la rivière vers l'amont, aperçut, à une demi-lieue au-dessus de Laufen, une barque que les Autrichiens avaient amarrée sur la rive droite. Quelques chasseurs de la 4« légère, parmi lesquels Bernard^ tambour, Dominique Perrin, Lemàle et Périer^, se jettent à la nage pour la ramener, malgré le froid excessif et la rapidité du courant. Après de longs efforts, ils parviennent à la conduire sur la rive gauche. « Ce trait de courage, auquel on ne peut donner de nom, inspira le plus grand enthousiasme. Bientôt^ un grand nombre de chasseurs de la 14«, à la tête desquels se mirent le capitaine Jean et l'adjudant-major Cormil, entrèrent dans la rivière pour passer un des bras, qui n'avait que deux pieds d'eau, s'embarquèrent ensuite et descendirent sur l'autre rive^)).
Sur ces entrefaites, Decaen avait fait la reconnaissance du pont et des positions de l'ennemi en face de Laufen. Lorsque ces nouvelles lui parvinrent, son premier mouvement fut de profiter de l'heureux événement pour franchir la rivière. Toutefois quelques scrupules lui vinrent.
« A tous les motifs, écrit-il, qui me déterminèrent à cette opération, dont l'heureux résultat devait être du plus grand avantage pour Tarmée et très glorieux pour les troupes de la division et pour moi, j'opposais intérieurement qu'on ne