‹ HohenlindenChapitre 260 sur 344 · Decaen à Moreau, 24 frimaire · texte numérisé non relu

Decaen à Moreau, 24 frimaire

m'avait ordonné que des reconnaissances el non un passage, et que, par conséquent, je m'exposais à de très sévères reproches si cette ot)ération ne réussissait pas et surtout s'il arrivait qu'un nombre d'hommes y fussent sacrifiés par un revers. Mais, excité par ma confiance que, si un tel événement arrivait, le général Moreau ne m'en saurait pas mauvais gré, persuadé que j'avais voulu faire pour le mieux, alors je ne pensai plus qu'à faire tout ce qui était possible pour atteindre le but que je m'étais proposé * ».

Cette initiative était parfaitement justifiée par les circonstances. Decaen jeta sur la rive droite 400 hommes sous le commandement de fadjudant-commandant Plauzonne, tandis que, pour détourner l'attention de l'ennemi, il dirigeait en même temps vers le pont une fusillade et une canonnade très vives. Plauzonne, laissant une fraction pour observer la direction de Salzburg-, s'avance a en échelons et dans le plus grand silence » vers les positions autrichiennes de Laufen. « L'ennemi, qui ne s'occupait que de ce point, attaqué à Fimproviste par des cris et par les baïonnettes d'une poignée d'hommes, fut mis en fuite; on fit plus de 100 prisonniers, dont 4 officiers 3)). Coupé de Salzburg, le colonel Ambschel se replia vers le nord^.

Tous les bateaux de la rive droite furent bientôt à la disposition de Decaen et, avant la fin du jour, 800 hommes étaient établis sur l'autre rive. On travailla immédiatement à la réparation du pont. Malheureusement, Decaen ne disposait que d'un seul officier du génie; l'autre, avec les sapeurs, était

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