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Decaen, Mémoires inédits

2. D'après le rapport de Decaen à Moreau, Plauzonne se serait emparé « d'un petit village par où passe la route de Salzburg », et aurait barricadé les débouchés par où l'ennemi aurait pu le prendre à revers. Peut-être s'agit-il du hameau de Weitwôrth.

3. Decaen à Moreau, 24 frimaire; rarchiduc Jean au Conseil aulique, Strasswalchen, 14 décembre (K. K. Archiv, XII, 273).

4. Sur Mattighofen, d'après l'Œstreichisc/ie militàrische Zeitschrift, 1836, t. IV, p. 207.

resté à Rosenheim. Il s'empressa d'en instruire Lahorie, en demandant avec instance leur remplacement immédiat *. Pendant la nuit, on établit un pont volant qui servit, le 23 frimaire au point du jour, à l'artillerie et à une partie de la cavalerie. Le pont fixe fut praticable à l'infanterie et à la cavalerie dès 8 heures du matin ; mais on ne pouvait l'utiliser que pour un homme à la fois 2. Informé, dans la soirée même du 22, des événements heureux survenus à Laufen, Moreau chargea Decaen de s'établir sur la rive droite de la Salzach, en tenant les principaux débouchés. Il se hâta de diriger sur Laufen les divisions Richepance et Grouchy : la première, venant de Petting et Schônram, devait y être rendue le 23 à l'aube; la seconde, partant de Strass, avant 9 heures du matin. L'équipage de pont reçut la même destination. En outre, il fut prescrit à Grenier de faire marcher d'Engelsberg sur Laufen la division Bonnet, et de Heudorf, sur Laufen également, la réserve de cavalerie, tandis que la division Legrand, qui avait stationné à Trostberg, se tiendrait prête à passer à Tittmoning si l'ennemi évacuait cette localité sans trop endommager le pont 3.

L'équipage de pont arriva à Laufen le 23 frimaire, vers 4 h. i/2 du matin, et les pontonniers se mirent aussitôt au travail pour établir un passage un peu en amont de celui que Ton réparait. L'obscurité et le courant rapide rendirent la tâche difficile, et le pont ne put être praticable qu'à 10 heures du matin. Sur ces entrefaites, Moreau était arrivé à Laufen, et, tandis qu'il se rendait compte par lui-même de la situation sur ce point, on entendit une vive canonnade dans la direction de Salzburg. Craignant sans doute que l'impétuo-

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