Dispositions militaires de l'aile gauche
3. Dispositions pour la retraite sur Schwanenstadt, Schwanenstadt, 17 décembre (K. K. Archiv, XH, 322) ; Riesch à Merveldt, Puchheim, 17 décembre {Ibid., XH, 335).
4. Lôpper à l'archiduc Jean, Unter-Reidt, 17 décembre [Ibid., XII, 321).
Richepance ne laissa pas aux Autrichiens le temps d'achever ces dispositions. Sa division partit de Vôcklamarkt le 27 frimaire à 9 heures du matin et se dirigea sur Vôcklabruck par la grande route ^. Lôpper lui envoya un parlementaire, afin d'obtenir un armistice pour la journée; mais Richepance fit répondre qu'il avait l'ordre de « poursuivre sans s'arrêter'- », Peu après, les l®"" et 20® régiments de chasseurs chargèrent avec vigueur les escadrons de cavalerie qui marchaient à la queue de Tarrière-garde autrichienne et leur firent 80 prisonniers, dont plusieurs officiers : du nombre était le général Lôpper; il fut pris au milieu des rangs ennemis parle capitaine Reiset, aide de camp du général de division ^. Richepance continua à pousser droit devant lui, en prenantla chaussée comme axe de son mouvement, et sans utiliser les chemins de traverse qui, suivant son expression, l'eussent fait « marcher à pas de tortue^)).
L'infanterie autrichienne ne fut pas plus heureuse que la cavalerie. Elle avait pris position sur les hauteurs de Vôcklabruck et posté deux bataillons, avec quelques pièces, dans un bois au nord de la route, avec l'espoir d'arrêter la poursuite par cette attaque de flanc. Le 1^^ régiment de chasseurs, arrivé au contact, se forma en bataille et attendit l'infanterie. La 48^ demi-brigade déboucha bientôt, suivie de près par le gros de la division. Les deux bataillons autrichiens postés sur le flanc gauche de la colonne ouvrirent le feu; mais Richepance se borna à les masquer et prescrivit de gagner du terrain le long de la grande route, sans se laisser intimider par cette menace. L'attaque des hauteurs de Vôcklabruck fut menée si énergi-
1. Richepance à Moreau, Vôcklabruck, 26 frimaire, 1 heure soir.