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Richepance à Moreau, Vôcklabruck, 26 frimaire

COMBATS DE VÔCKLABRUCK ET DE SCHVVANENSTADT 337

quement que les Autrichiens furent culbutés aussitôt et qu'à midi Richepance était maître de Vôcklabruck. Les deux bataillons établis dans le bois eurent leur retraite coupée et furent faits prisonniers presque en totalité. Deux bouches à feu furent également capturées, dont Fune par le sergent-major Chambon, à la tête de cinq chasseurs du i^^ bataillon de la 14® légère *. Les troupes de Riesch, établies sur la rive gauche de TAger, ne tinrent pas longtemps. Energiquement attaquées de front, menacées en même temps sur leurs deux flancs, elles se replièrent en désordre vers Schwanenstadt. Afin de retarder les Français, Merveldt conduisit lui-même une charge de cavalerie au cours de laquelle il eut un cheval tué sous lui '^.

La division Richepance poursuivit sa marche « que le combat avait à peine ralentie^ ». Une partie du corps de réserve •de l'armée autrichienne et des fractions de la division Riesch s'étaient déployées sur les hauteurs au nord de Schwanenstadt^. Une forte masse de cavalerie — 4.000 chevaux, d'après le rapport de Dessolle — se trouvait à l'ouest de la ville, dans une plaine de près d'une lieue d'étendue. Richepance, qui avait pris les devants avec quelques escadrons, différa l'attaque jusqu'à Farrivée de son infanterie et de son artillerie. Il écrivit en même temps à Moreau, en le priant de faire marcher la

1. Rapportée Dessolle, du 24 frimaire au 4 nivôse; Riesch à l'archiduc Jean, Puchheim, 18 décembre, midi (K. K. Archiv, XII, 348) ; le même au même, Lambach, 18 décembre, 8 h. 45 soir {Ibid., XII, 352).

2. Rieschàl'archiducJean, Lambach, 18 décembre, 8 h. 45 soir (K. K. Archiv, XII, 352}. — D'après Jomini (/oc. cit., t. XIV, p. 125), les troupes de Riesch auraient été «saisies d'une terreur panique » et, « après quelques volées de canon », se seraient jetées en désordre sur la queue des colonnes du corps de bataille qui défilaient sur la route. Les rapports de Riesch et de Richepance ne font pas mention de ce fait. Jomini ajoute : « L'efïroi dont elles étaient saisies (les troupes de Riesch), se répandant de proche en proche dans toute l'armée, celle-ci se crut serrée de trop près pour avoir le temps de prendre position, et décampa jusqu'à Lambach... )) Cette version est en contradiction avec les documents français et autrichiens (Rapports de Dessolle, de Richepance et de Riesch).

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