Rapport de Dessolle, du 24 frimaire au 4 nivôse
4. Riesch à l'archiduc Jean, Lambach, 18 décembre, 8 h. 45 soir (K. K. Archiv, XIJ, 352).
division qui le suivait directement sur Thalham: ce mouvement déborderait la droite autrichienne et assurerait la liaison avec Grenier, qui devait suivre la route de Haag à Lambach ^
Bientôt débouche la 48^ demi-brigade, qui forme tête de colonne. Le chef de bataillon Sarret, qui la commande, n'attend pas, pour s'engager dans la plaine, que toute la cavalerie soit réunie. Deux bataillons se forment aussitôt en colonne serrée : l'un suit la grande route pour menacer à Schwanenstadt la retraite de l'ennemi, renouvelant ainsi la manœuvre qui venait de réussir à Vôcklabruck ; l'autre se dirige audacieusement sur le centre de la grande ligne de cavalerie autrichienne. La cavalerie de la division rejoint peu à peu. Richepance la dispose de façon à combiner son action avec l'infanterie : le 1®"^ chasseurs à l'extrême droite; le 5® hussards à la gauche du bataillon qui suit la grande route; le 20^ chasseurs, entre le 5« hussards et le bataillon qui marche dans la plaine; le 10^ de cavalerie, formé en bataille, suit l'infanterie 2.
(( On approche dans C3t ordre à 300 pas de la cavalerie ; nos troupes sont accueillies par un feu nourri, auquel elles ne répondent pas. A 200 pas, la cavalerie ennemie s'ébranle pour nous charger; on double le pas pour lui éviter la moitié du chemin ; elle approche à 100 pas, et, épouvantée d e la hardiesse de notre marche et surtout de la contenance de notre infanterie, elle volte; notre cavalerie se précipite au même instant sur elle et fait un horrible carnage. Notre infanterie veut la suivre, et ce n'est qu'avec une peine extrême que les officiers parviennent à tenir les colonnes formées. Elles arrivent, percent, l'arme au bras, la mêlée, et parviennent sur les bords de