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Lecourbe à Moreau, Steyer, 7 nivôse

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la poursuivant jusque sur les hauteurs voisines de Kremsmûnster. Les 7® et 9® hussards ramenèrent ainsi 400 à 500 prisonniers. Il était midi environ, et Ton put apercevoir de nombreuses troupes ennemies venant de Lambach et se dirigeant sur Kremsmûnster. Elles marchaient d'ailleurs en désordre, surtout Tartillerie et les équipages, qui, sur la longue descente de la route, d'ailleurs couverte de glace et encaissée à l'ouest de la ville, abandonnaient bon nombre de voitures renversées sur la chaussée. Les Autrichiens mirent en batterie cinq ou six bouches à feu, qui, tirant de bas et haut et hors de portée, ne firent aucun mal aux escadrons français.

(( J'étais impatient, écrit Lecourbe, de ne point encore avoir d'infanterie ; mais, quelque diligence qu'elle fît, elle ne pouvait encore être arrivée. J'attendis deux heures dans cette impatience de voir défiler devant moi un ennemi en retraite sans pouvoir l'aborder * )).

Sur ces entrefaites, les Autrichiens déployèrent de l'infanterie qui obligea les escadrons français à se replier. Mais, lorsqu'une centaine de Manteaux-Rouges voulurent se hasarder a les suivre, ils furent chargés par une fraction du 9® hussards et en partie faits prisonniers.

Enfin déboucha la 109® demi-brigade, tête de colonne delà division Montrichard. Lecourbe jeta aussitôt deux compagnies dans un petit bois et dirigea un bataillon et demi de la même demi-brigade, sous les ordres du commandant Duché, sur le flanc droit et sur les derrières de l'ennemi. Puis il forma « deux ou trois petites colonnes d'attaque sur la chaussée, soutenues par trois compagnies de grenadiers de la i09«2)).

Tous ces mouvements s'exécutèrent au pas de charge et

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