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Rapport de Decaen à Moreau

4. Le clief d'escadron Montholon au chef de brigade Lafïon, commandant le 6* régiment de chasseurs à cheval.

Bonnet stationna k Schmiding, la division Ney à Kematen. L'adjudant-commandant Deplanque, à la tête d'un bataillon, d'un escadron de cavalerie et de 50 dragons, entra à Linz sans résistance et s'y empara de magasins considérables abandonnés par Tennemi *.

Répondant le 20 à la lettre impériale du 18, l'archiduc Charles déclarait que son rapport du 19 décembre était encore au-dessous de la vérité, et que la situation de l'armée « ne pouvait être plus mauvaise et plus malheureuse )). Il n'y avait plus d'armée, à proprement parler, mais des débris de bataillons et de régiments dissociés. L'archiduc entrevoyait qu'à la fin du mois de décembre, il serait rejeté sous les murs de Vienne avec quelques fractions débandées. Il ne voyait d'autre ressource que de demander un armistice pour se refaire *^.

Le 29 frimaire (20 décembre), à minuit, le feld-maréchallieutenant Merveldt arriva à Wels, au quartier général de l'armée du Rhin, accompagné d'un courrier de cabinet qui se rendait à Lunéville ^.

Il avait reçu de l'archiduc Charles pleins pouvoirs pour conclure un armistice^ mais il devait s'efforcer d'obtenir que la suspension d'armes ne serait rompue qu'après un délai de deux ou trois jours consécutif à la dénonciation et que les deux armées resteraient sur les positions occupées dans la journée du 20 décembre^. Merveldt était en outre porteur d'une lettre du général en chef : suivant Decaen, l'archiduc Charles mandait à Moreau « que d'après les égards et les témoignages d'estime dont ils s'étaient donné des preuves

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