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Dispositions militaires de Faile gauche

2. L'archiduc Charles à l'Empereur, KremsmùQSter, 20 décembre [K. K. Archiv, Xn, 568 (Hûffer, lo% cit., t. II, p. 495-496)].

3. Dessolle au Ministre de laguerre, Wels, 29 fnmaire ; L'adjudant-commandant Lamarcjue au lieutenant-général Moncey, Wels, 29 frimaire.

4. L'archiduc Charles à Moreau, 20 décembre [K. K. Archiv, XII, ad 568 c (Hûffer, loc. cit., t. II, p. 495)].

5. L'archiduc Charles à l'Empereur, Kremsmûnster, 20 décembre [K. K. Archiv, XII, 568 (Hûfîer, loc. cit., t. II, p. 496)].

COMBAT DE KREMSMÛNSTER * 359

pendant la campagne de Tan IV, il était persuadé que le général Moreau accueillerait favorablement la proposition qu'il lui faisait d'une suspension d'hostilités, d'autant mieux qu'il lui donnait l'assurance que sa démarche n'avait d'autre but que de pouvoir enfin parvenir à traiter de la paix * ». Decaen, mis au courant de ces ouvertures, demanda à Moreau « s'il était dans son intention d'y avoir égard, tandis que nous étions aussi rapprochés de Vienne, où nous avions la perspective d'arriver sous peu de jours, puisque le reste de l'armée autrichienne ne pouvait plus être un obstacle, et qu'il serait bien glorieux pour lui et pour son armée de faire cette conquête ; que déjà deux fois on avait ainsi interrompu le cours de son succès^ )). La réponse de Moreau est caractéristique de ses sentiments de patriotisme et de modération : « Mais, Decaen, la conquête de la paix vaut encore mieux, et je suis persuadé que le prince Charles ne se serait pas autant avancé qu'il le fait dans cette circonstance s'il n'avait pas la certitude que l'Empereur ne désavouera pas le motif de sa proposition *».

Gomme le fit d'ailleurs observer Moreau, il fallait tenir compte d'autres considérations. Au moment où l'armée du Rhin était si avancée, on n'avait aucune nouvelle des opérations de l'armée d'Italie, commandée par Brune, qui peut-être n'avait pas dépassé le Mincio. On se trouvait déjà sur les derrières de l'armée autrichienne d'Italie. Ne pouvait-elle envoyer un détachement dans le Tyrol pour renforcer les troupes qui l'occupaient déjà? Cette masse eût été des plus dangereuses pour les communications de l'armée avec la France. On ignorait en outre si Macdonald, avec l'armée des Grisons, avait pu pénétrer dans le Tyrol. On savait enfin qu'Augereau n'était encore qu'à Wûrzburg-. a Ainsi, conclut

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