Rapport d'émissaire du !•' nivôse
3. Lecourbe à Moreau, Steyer, 7 nivôse ; Bulletin historique de l'armée.
4. Richepance à Moreau, Steyer, 30 frimaire. — Schwarzenberg déclare n'être arrivé à Steyer qu'à 7 h. 30 du soir [Schwarzenberg à l'archiduc Charles, Steyer, 21 décembre (K. K. Archiv, XII, 404)].
partout où vous voulez, et comment il ne se hâte pas de conclure un armistice * ».
Le grand nombre de prisonniers et les captures considérables en voitures de toute sorte occasionnèrent dans la ville de Steyer un si grand désordre que Richepance, inquiet d'un retour ofïensif des Autrichiens, fît prier Grouchy de se rapprocher de lui le plus possible dès le lendemain matin. De Steinerkirchen, Grouchy s'était porté sur Mengersdorf, au nord-est de Hall -. La division de cavalerie d'Hautpoul occupa Wels, Lambach et les environs ^.
La division Decaen, prévenue un peu tard de la reprise du mouvement, ne fit qu'une courte étape pour venir s'établir entre Kematen et Neuhofen. Son avant-gqrde poussa à 6 kilomètres au sud-est de cette dernière localité, sur la route de Steyer. Des partis furent envoyés jusqu'à Enns et Ebelsberg ^.
Le même jour (30 frimaire), l'aile gauche se dirigea sur Enns par la grande chaussée de Vienne. La division Legrand, partant de Marchtrenk, se porta jusqu'à hauteur d'Ebelsberg où elle devait franchir la Traun. Les sapeurs, qui marchaient en tête de la colonne, trouvèrent le pont coupé et défendu par quelques cavaliers qui avaient mis pied à terre. Tandis qu'une partie d'entre eux attaquaient les Autrichiens, les autres s'efforçaient de réparer le pont. Mais, sur ces entrefaites, on trouva un gué en amont. Le 16- régiment de chasseurs l'utilisa aussitôt, força l'ennemi à abandonner Ebelsberg et le poursuivit jusqu'à Rohrbach. Chargé à son tour par la cavalerie autrichienne supérieure en nombre, le 16® chasseurs se replia