Bulletin historique de l'armée
à couvrir sur ces débouchés et le flanc droit de Tarmée et Salzburg, point auquel ces chaussées viennent aboutir. Vous serez également en mesure d'être instruit, à temps pour l'armée, des détachements que l'ennemi pourrait faire faire sur nous de son armée en Italie, supposé que la nôtre 4ui en laisse les moyens. Cette position a encore l'avantage de donner une offensive sur la gauche de l'ennemi, puisque, par Leoben et Bruck, on n'a qu'un mouvement très court à faire pour tourner la ligne de la Traisen. Votre position seule peut le déterminer à ne pas la tenir*... )).
Tandis que l'armée française se reposait dans la journée du 23 décembre, l'archiduc Charles donnait, le même jour, des instructions pour la retraite de Strengberg sur Amstetten, qui devait commencer à 11 heures du matin. L'axe du mouvement était la grande route qui réunit ces deux localités : une première colonne, composée du corps de réserve et de la division Riesch, devait marcher au sud de la chaussée; une deuxième colonne, comprenant les divisions Kienmayer et Baillet, cheminerait au nord de cette même chaussée, celle-ci étant réservée pour les voitures et l'artillerie de toute l'armée. L'arrière-garde, renforcée par la brigade La Tour et un régiment de dragons, et toujours commandée par Schwarzenberg, suivrait l'itinéraire Salaberg, Haag, Strengberg, sauf les unités laissées vers Steyer, qui gagneraient directement Amstetten. Le grand quartier général s'établirait dans cette dernière ville^. A part un combat à Test d'Enns-^, le mouvement s'exécuta sans incident, mais dans la plus grande confusion^.