Decaen à Moreau, Nymphenburg, 14 fructidor an VIII
2. DessoUe au Ministre de la guerre, Augsburg, 12 vendémiaire an IX.
3. Grandjean (Cliarles-Louis-Dieudonné), né à Nancy le 29 décembre 1768; entré au service comme sous-lieutenant au lOo' le 11 mai 1792; adjoint provisoire à l'état-major de l'armée du Rhin le 21 mai 1793; adjudant général chef dô bataillon le 23 prairial an II (11 juin 1794); réformé à l'organisation des états-majors des armées le 25 prairial an III (13 juin 1795); réintégré comme adjudant-général chef de brigade le 24 germinal an IV (13 avril 1796); nommé général de brigade le 6 germinal an VII (26 mars 1799).
Employé comme adjudant-général à l'armée de Rhin-et-Moselle, il avait obtenu du général Pichegru les notes ci après : « A apporté dans ses fonctions un zèle, une activité et une intelligence qui lui ont concilié l'estime des généraux et des troupes auprès desquelles il a été employé » [Certificat délivré par Pichegru, Frankenthal 10 messidor an III (A. A. G., dossier Grandjean)].
tier général à Parsdorf et était cantonnée à Test et au sud-est de cette localité, dans les villages compris entre la route de Munich à Wasserburg par Ebersberg et celle de Munich à Mûhldorf par Haag ^.
La division Richepance (8.299 hommes d'infanterie, 2.204 de cavalerie, 232 canonniers, 14 bouches à feu) avait son quartier général à Ebersberg. La brigade Drouet (deux bataillons de la 27® de ligne et 20® chasseurs) était à Grafing. La brigade Lorcet (48® de ligne, 1®^ chasseurs) occupait Ebersberg. La brigade Walther (2® et 3® bataillons de la 8® de ligne, les cinq premières compagnies du 1®^ bataillon de la même demibrigade, 5® hussards) était établie à Mailetskirchen. Enfin la réserve, aux ordres du général Sahuc (un bataillon de la 27®, 10® régiment de cavalerie), se trouvait à l'ouest d'Ebersberg. Les 4® et 6® compagnies du 3® régiment d'artillerie étaient fractionnées et réparties dans les quatre brigades ^.
La division Decaen 3 (7.850 hommes d'infanterie, 2.069 de cavalerie, 206 canonniers, 12 bouches à feu)^ avait son quartier général à Zorneding.
1. Lahorie à Decaen, Munich, 4 frimaire; Bulletin historique de la division.
2. Dessolle à Richepance, Munich, 4 frimaire; Bulletin historique de la division.
3. Decaen (Charles-Mathieu Isidore), né à Caen le 13 avril 1769; canonnier de 2* classe dans le corps royal des canonniers-matelots du 27 juillet 1787 au 1" juillet 1799; sergent major au 4® régiment du Calvados (lors de la formation du corps) le 14 septembre 1792; adjudant sous-officier le 26 mars 1793; sous-lieutenant adjoint à Tétat-major de Mayence le 1" mai 1793; capitaine le 25 juin 1793; adjudant général chef de bataillon le 6 frimaire an H (26 novembre 1793); adjudant général chef de brigade le 26 fructidor an III (12 septembre 1795) ; général de brigade le 15 thermidor an IV (2 août 1796) ; destitué par arrêté du Directoire le 4 ventôse an VI (22 février 1798) ; réintégré le 6 germinal an VI (26 mars 1798); général de division le 26 floréal an VIII (16 mai 1800).
Le général Sainte-Suzanne, demandant au général Moreau de nommer Decaen général de division, au cours de la campagne de 1800 en Allemagne, s'exprimait ainsi : « Il prie le général Moreau d'élever le général Decaen au grade de général de division, que ses services, ses talents et ses connaissances lui ont déjà mérité et auquel il acquiert tous les jours de nouveaux droits » (A. A. G., dossier Decaen) .
4. Le général Decaen, dans ses Mémoires inédits, donne des chiffres inférieurs :
RASSEMBLEMENT DE l'aRMÉE DU RHIN 29
La brigade Debilly (un bataillon de la 14^ légère, 100« de ligne, 6^ chasseurs) resta à Helfendorf jusqu'à l'arrivée de la brigade Schiner, de la division Montrichard, et se porta le même jour (6 frimaire) à Zorneding, conformément aux instructions qu'elle avait reçues le 4. Decaen lui en avait envoyé de nouvelles aux termes desquelles les troupes, aussitôt relevées, devaient se rendre à Lindach, Schlacht, Mûnchsteuer, afin de servir de réserve à la division Molitor. Mais ces derniers ordres parvinrent trop tard à Debilly, qui avait déjà exécuté son mouvement sur Zorneding*.
La brigade Durutte se trouvait en ce point ; elle comprenait toutes les troupes restantes de la division, sauf quelques compagnies formant la garnison de Munich. Decaen lui prescrivit d'occuper, le lendemain, les positions qui avaient été assignées à Debilly. 11 constitua d'autre part « une avant-garde » au moyen du bataillon de la 14® légère et du 6^ chasseurs de la brigade Debilly, et la mit sous les ordres du chef de brigade Lafïon, de ce dernier régiment, « excellent officier de troupes légères ». Lafïon eut le commandement des avantpostes rehant ceux de la division Montrichard, au nord-ouest d'Aibling, à ceux de la division Richepance vers ALxing. Le gros de son détachement s'établit à Moosach -.
La division de cavalerie d'Hautpoul devait, d'après les instructions de Desselle, se trouver le 6 frimaire « en avant de Munich, sur la route de Parsdorf ^ ». En réalité, elle n'était encore à cette date qu'à Schleissheim, au nord-ouest de Munich 4.
C.129 hommes d'infaaterie, 1.77G de cavalerie, 139 canonniers. Les différences tiennent à ce que Decaen ne fait pas entrer en ligne de compte l'infanterie et la cavalerie de la légion polonaise.
1. Lahorie à Decaen, Munich, 4 frimaire; Decaen, Mémoires inédits ] Plauzonne à Lahorie, Zorneding, 7 frimaire.