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Desselle à Éblé, Munich, 4 frimaire

pour le maintien du bon ordre sur \ds derrières de l'armée et pour diminuer le nombre des voitures qui la suivaient ^

(( Cette armée, a dit un contemporain, sinon la plus nombreuse, certainement la plus belle qu'ait jamais eue la France, était dans le meilleur état ; les talents et les soins du général Dessolle, chef de l' état-major, avaient porté son organisation, son instruction, sa discipline, sa mobilité, au plus haut point de perfection; l'habillement, l'armement avaient été renouvelés et réparés ; l'artillerie, commandée par l'un des plus habiles officiers de l'Europe, le général Éblé, fut rétablie, presque entièrement refondue et fort augmentée dans les arsenaux d'Augsburg et de Munich- ». « L'armée est superbe )), écrivait de son côté le général Hardy 3.

A la fm de la campagne, Dessolle accorda à toutes les armes des éloges mérités ^, et Moreau écrivait à Reynier : « L'armée que je commande est excellente. En entrant en campagne, j'avais environ 80.000 hommes ; l'armée ennemie passait 110; mais notre qualité d'hommes était infiniment supérieure, et nous les avons pelotés comme des enfants... L'infanterie est parfaite; la cavalerie, cette campagne, a presque toujours eu des succès sur la cavalerie autrichienne. Éblé commande fartillerie ; c'est te dire qu'elle va bien ^ ».

Le général en chef était digne de diriger de pareils soldats. Esprit parfois lent, modéré, prudent jusqu'à la circonspection, quelquefois irrésolu en dehors du champ de bataille, Moreau avait des conceptions sages, fermes, habiles, audacieuses même quand il se trouvait face à face avec le danger. Il

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