‹ HohenlindenChapitre 52 sur 344 · Du Moulin Eckarl, loc. cit., t. I, p · texte numérisé non relu

Du Moulin Eckarl, loc. cit., t. I, p

4. Hùfïer, loc. cit., t. II, p. 399. — V. aussi ITeilmann, /(ï3. cit., p. 37.

sant. Un grand nombre de ces derniers étaient employés aux travaux de fortification entrepris le long de la ligne de i'Inn : un salaire journalier de 5 kreuzer leur avait été promis comme rémunération de ces travaux; mais les hommes ainsi employés devaient fournir une tâche de douze à quatorze heures et le salaire promis n'était jamais payé ^

De Wrede, écrivant, dans le courant d'octobre, au général von Zweibrucken, se plaignait que, depuis le commencement de la campagne, les relations entre les deux armées empiraient sans cesse et que, par haine des Autrichiens, le nombre des désertions allait en augmentant dans les rangs de l'armée bavaroise. A l'heure actuelle, l'excitation était extrême, carie haut commandement de l'armée autrichienne lésinait pour payer la solde et imposait aux Bavarois de pénibles travaux de terrassement -•. « Tandis que les Impériaux occupent les meilleurs cantonnements et se reposent tranquillement, disait de Wrede, nos troupes, auxquelles on laisse les régions les plus épuisées, doivent exécuter des marches de quatorze heures pour faire des retranchements pour les Impériaux. En une saison où les troupes impériales et royales ont déjà pris leurs quartiers d'hiver, les nôtres doivent camper dans la boue et travailler aux fortifications pour 5 kreuzer. Tels sont les propos des soldats, auxquels ni moi ni les officiers nous ne pouvons mettre un terme ^ 1 »

Le général von Zweibrucken lui-même semblait peu désireux d'entreprendre des opérations avec l'énerg'e indispensable à leur succès. Un officier d'état-major autrichien écrivait au colonel Weyrother en ces termes : « Donnez des ordres bien précis au général von Zweibrucken, sans quoi il interprétera la disposition générale de manière' à rester dans l'inaction...

1. Hùffer, l03. cit., t. II, p. 399. — V. aussi Heilmann, loc. cit., p. 39 et suiv.

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