‹ HohenlindenChapitre 51 sur 344 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

4. L'Empereur à rarchiduc Charles, Vienne, 20 novembre 1800 [Ibid., p. 560).

l'armée autrichienne a la reprise des HOSTJLITÉS 51

lui aurait fixé une date* »; mais, FEmpereur étant tombé subitement malade, ce projet fut abandonné -.

Au moment où les hostilités allaient s'engager, les relations entre les troupes bavaroises et autrichiennes étaient des plus tendues. Déjà, au cours de la campagne de printemps, les Bavarois avaient eu à subir maintes vexations de la part des Autrichiens dont ils avaient reçu le surnom de « soldats mendiants )) ou de « soldats du prince mendiant ». Malgré leur vaillante conduite dès le début de la campagne, les Bavarois n'avaient pas tardé à se plaindre des exigences immodérées et du manque de reconnaissance des Autrichiens. Au mois de mai, un ordre du jour de Kray avait dû interdire, sous peine de punitions sévères, tout propos injurieux ou toute attitude inconvenante à Tégard des Bavarois. Bientôt, ne pouvant plus s'entendre avec leurs camarades autrichiens, ils avaient commencé à déserter en masse; le 8 juillet, au cours de la retraite de Tarmée, il n'avait fallu rien moins que les paroles pressantes des généraux Deroy et de Wrède pour décider les soldats mutinés à continuer leur marche ^. Le Prince électeur lui-même, dans le courant de septembre — au moment où la reprise des hostilités semblait imminente — avait fait appel au patriotisme et à la bravoure de ses troupes, et en même temps il avait flétri la conduite des « bavards ignorants et des traîtres )) qui cherchaient méchamment à tromper les soldats sur leur véritable mission et qui s'efforçaient de les détourner de la voie de l'honneur et du devoir pour les engager dans celle de l'infamie et de la honte ^.

Pendant la prolongation de l'armistice, la mésintelligence entre Autrichiens et Bavarois avait été sans cesse grandis-

1. L'archiduc Charles à l'empereur François, Prague, 23 novembre (Hûfïer, loc. cit., t. n, p. 560.

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