Rapport du 22 fructidor
Cent plus que de nom ^ )). Les paysans, en effet, souffraient des charges de la guerre poussées à Fexcès : ils devaient assurer les transports des vivres, des munitions et des malades; en plus de la conscription, ils devaient supporter les réquisitions de toutes sortes et subir les mauvais traitements, quelquefois même les vols et les pillages des troupes qui occupaient leur pays. En outre, la misère était grande, car le prix des vivres de toute nature avait augmentée
Pourtant quelques fanatiques cherchaient à exciter les populations contre les Français, en leur faisant craindre les excès auxquels se porteraient les soldats de la République s'ils pénétraient sur le territoire du Tyrol. Une proclamation du commandant en chef des troupes françaises, une bonne conduite de la part de Farmée, étaient cependant de nature à entretenir les bonnes dispositions des habitants à Tégard des Français, et, grâce à une sage attitude, il pouvait être facile, non seulement d'éviter de se faire des ennemis des Tyroliens, mais au contraire de trouver en eux d'utiles auxiliaires-.
La haine de FAutriche et le mécontentement excité par les maux de la guerre et par la vente d'hommes à l'Angleterre étaient alors poussés à un point tel en Bavière que, pendant la première suspension d'armes, des propositions furent faites, à plusieurs reprises, au général Decaen, commandant la place de Munich, en vue d'appuyer un mouvement insurrectionnel contre FÉlecteur et son gouvernement. Tous ceux qui étaient à la tête de ce mouvement étaient des gens jouissant d'une grande considération en raison de leur mérite personnel, de leur instruction et aussi de leur situation de fortune. C'était là, d'ailleurs, le contre-coup de la Révolution française dont l'action bienfaisante n'avait pas tardé à se faire sen-