Rapport du 2 frimaire
3. Rapport du 30 brumaire. — V. aussi Decaeu, Mémoires inédits.
4. On comptait à Tarmée sur un nouvel armistice; des paris étaient même engagés à ce sujet. Ceux qui jouaient pour s'appuyaient sur cette idée que « le soldat français n'aime pas à faire la guerre en hiver )) (Rapport du 6 frimaire).
disent : « Peu nous importe qu'ils aillent à Vienne, pourvu )) qu'ils ne passent pas par notre pays )).
)) Quant aux habitants mêmes de TAutriche, poussés à bout, ils sont fort indifférents pour ceux qui remporteront la victoire, soit Autrichiens, soit Français, pourvu que la guerre finisse* ».
Les informations recueillies montraient que l'état d'esprit des troupes n'était pas meilleur que celui des populations : la situation matérielle de l'armée laissait beaucoup à désirer ; partout ce n'était que mécontentement, découragement et indiscipline. Avant la rupture du premier armistice, les blessés autrichiens, à Amberg, déclaraient qu'une fois guéris ils ne retourneraient pas à leur armée, mais qu'ils rentreraient dans leurs foyers et qu'ils ne se battraient plus-. Dans un hôtel de Burghausen, un capitaine déclarait tout haut à table « qu'il ne connaissait dans sa division que trois bataillons ayant encore bonne volonté à se battre ^ )). A Telfs, un escadron de hussards des frontières s'était mutiné : on avait dû le désarmer et le renvoyer sous escorte à l'intérieur ^. Partout les soldats étaient convaincus que, malgré tous les efforts de l'Empereur, la composition de l'armée était trop mauvaise pour permettre de mener à bien un plan de campagne ^. Au grand quartier général même, à Alt-Oetting, « on ne doutait pas de la paix, car on considérait comme impossible la continuation de la guerre ^ )>.
Au moment où la convention de Hohenlinden allait être dénoncée, l'état d'esprit ne s'était nullement amélioré; la situation matérielle n'avait fait qu'empirer ; le mécontentement et