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Mathieu Dumas, Iog. cit., t. V, p

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Dès lors, la seule opération à entreprendre était de chercher à faire sortir l'ennemi de ce refuge inexpugnable, pour l'attirer dans le coupe-gorge de la forêt d'Ebersberg et des marécages de FIsen, où on le combattrait avec de grandes chances de succès. Le chef d'état-major en fit la proposition au général en chef dès le jour de son arrivée ; il l'engagea à tenter quelques démonstrations en s'avançant vers l'Inn, pour revenir ensuite sur ses pas et encourager l'ennemi, par cette feinte timidité, à venir combattre sur le point où l'on serait presque certain de le vaincre : ce plan était trop sage pour ne pas être goûté*)).

Garrion-Nisas a repris à son tour l'idée de Mathieu Dumas et de Jomini : « Dès que Moreau croit la reprise des hostilités probable, il se fixe sur le champ de bataille où il doit appeler l'ennemi. Vainement celui-ci voudra s'en écarter par un grand mouvement sur sa droite, il sera ramené par la force des choses ; il périra là où il a été décidé qu'il devait périr ^ )) .

Moreau, dit encore Carrion-Nisas, « devait laisser prendre à son adversaire l'initiative des mouvements, pour l'attirer sur la rive gauche de l'Inn et le combattre sur le champ de bataille favorable à l'armée française, qu'il avait préparé pour elle depuis longtemps ^ )).

Il est exact que Decaen fut chargé de reconnaître une position de rassemblement pour l'armée à l'est de Munich, vers Ebersberg, Hohenlinden ^. Peut-être môme Moreau songea-t-il à l'utiliser pour attendre l'attaque des Autrichiens, s'ils prenaient l'initiative des opérations. Encore n'est-ce la qu'une hypothèse. Les assertions de Mathieu Dumas, de Jomini, de

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