‹ Homère: poëmeChapitre 26 sur 29 · A UNE ROBE ROSE · texte numérisé non relu

A UNE ROBE ROSE

Que tu me plais dans cette robe Qui te déshabille si bien, Faisant jaillir la gorge en globe, Montrant tout nu ton bras païen !

Frêle comme une aile d*abeille, Frais comme un cœur de rose-thé, Son tissu, caresse vermeille.

Voltige autour de ta beauté.

De l*épiderme sur la soie Glissent des fnssons argentés, Et rétoffe à la chair renvoie Ses éclairs roses reflétés.

D où te vient cette robe étrange Qui semble faite de ta chair, Trame vivante qui mélange Avec ta poîui son rose clair?

Est-ce à la rougeur de Taurore, A la coquille de Vénus, Au boulon de sein près d'éclore, Que sont pris ces tons inconnus?

Ou bien Tétoffe est-elle teinte Dans les roses de ta pudeur?

Non; vingt fois modelée et peinte^ Ta forme connaît sa splendeur.

ÉMAUX ET CAMRES.

Jetant le voile qui te pèse, Réalité que Tart rêva, Comme la princesse Borghèse Tu poserais pour Caiiova.

Et ces plis roses sont les lèvres De mes désirs inapaisés, Mettant au corps dont lu les sèvres Une tunique de baisers.

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