SUJETS HISTORIQUES
dans l'histoire de l'Église, dans laquelle l'histoire de I l'Ancien et du Nouveau Testament trouve sa continua- f tion ; dans l'histoire des religions et même dans celle f du monde, qui est comme une histoire de la Provi- 1 dence. Quel champ encore que l'histoire des missions et des œuvres chrétiennes, que celle des persécu- 1 tiens (1) ! L'histoire des individus, la biographie des § hommes de Dieu, devrait aussi trouver place dans ^ la chaire.
[Les prédicateurs catholiques ont en cela un avan- ' tage sur nous, ayant introduit dans leur prédication, comme de règle, les panégyriques des saints j les oraiscm 1 funèbres (2). Ces sermons font sentir tout ce qu'acquiert ' d'intérêt une vérité générale qui s'individualise. Pou^ " quoi, au lieu de prendre pour textes les paroles des apôtres, ne prendrait-on pas les apôtres eux-mêmesî Au lieu d'envisager leurs paroles dans leur sens objectif seulement, ne pourrait-on pas les considérer aussi sous le point de vue subjectif, et chercher à y démêler les beaux caractères de l'Église primitive? Ils sont des types de perfection morale qu'il y a tout profit à étudier. Et comme il est vrai que l'œuvre de Dieu est ^ identique à elle-même, passons la limite des temps apostoliques, et dans l'immense champ de l'Église, même dans l'Église catholique, avant et après la Réforme, faisons ample moisson de beaux souvenirs. Il y ; aurait ingratitude à retenir captives les vies de nos
(i) Voir mon Discours d'installation, [à rAppendice.] (2) Voir BosscET, Panégyrique de V apôtre saint Paul et \ Oraison funèbre àfi ' la Princesse palatine.