‹ Homilétique ou théorie de la prédicationChapitre 57 sur 110 · Elle nous rend inutiles aux autres · texte numérisé non relu

Elle nous rend inutiles aux autres

3 . Elle nous rend nuisibles à autrui et à nous-mêmes. Quel que soit, d'ailleurs, le système de décomposi-

on auquel on s'arrête, et soit qu'on ait plus ou moin» e bonheur dans l'invention du plan ou des divisions tincipales, voici les règles qu'il faut observer (1) : 1' Ne coordonnez pas ce qui est subordonné, ne

(i)En donnant ces règles, nous indiquons assez la principale difficullé ou )« incipal é'cueil que présente la disposition aux jeunes orateurs, et même à déi lieurs exercés. Les idées de l'esprit ne sont pas des individus, mais les parties I cette ligne continue et perpétuelle qui' lie tous les objets dans notre esprit, mme ils sont liés dans l'univers. Aucune idée ne se sépare spontanément des au is idées. Ceci est le Tait de la logique, instrument indispensable d'ordre, d'exaeude et de netteté. C'est la logique qui Individualise les idées. C'est elle qui ra~ ène chacune d'elles dans certaines limites bien tranchées, qui sont artificielles au ad, mais sans lesquelles aucim raisonnement exact n'aurait lieu. Cette précaum ou cet art résume tool le secret de la disposition. «

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subordonnez pas ce qui est coordonné. J'appelle subordonné, à l'égard d'une idée, ce qui est compris dans la spl^re ou dans le domaine de cette idée; j'appeUe coordonné ce qui, avec cette idée, fait partie d'une idée plus générale. Le défaut opposé à cette règle consiste à présenter comme distinctes et séparées deux idées qui rentrent l'une dans l'autre, ou dont l'une fait partie de l'autre (1).

Ainsi, des deux idées de charité et d'indulgence^ la seconde est subordonnée à la première; — et les deux^ idées de prévenance et d'indulgence sont coordonnées l'une à l'autre.

2° Ne présentez pas comme deux idées ou deux mc^^ tifs distincts deux points de vue d*une lùème idée omx d'un même motif, c'est-à-dire le même motif ou la même idée prise dans une relation particulière, qui ne le change pas essentiellement. Ces idées ressemblent à des vases qui ne diffèrent entre eux que par l'anse. Les mots les plus différents ne nous apportent pas toujours des idées essentiellement différentes, comme dans cette division : « La foi chrétienne est telle qu'elle excite, guide j appuie. » Mais prouver successivement qu'une chose est contraire au bon sens ou contraire à nos intérêts, c'est se condamner à rester en présence de rien ^près la première partie. — Autant en dirais-je de ce plan : « L'intolérance est contraire à l'esprit de l'Évangile, et témoigne d'une grande ignorance de nousmêmes. » — On n'est sûr de son plan que lorsqu'on

(1) Voyez HÛfvell, Ùber das jreien und den Bcruf dm etmt^UtdKhrist- Hcften Geistlichen. Troisième édition (1^35), tome I, page 377.

a pénétré, rapidement peut-être, mais (Je part en part, les idées dont il se compose ; autrement, sur la foi d'un présage trompeur d'abondance et de darté, on s'engage dans un sujet confus et stérile.

. J'étendrais cette règle plus loin, je dirais : qu'il ne faut pas distinguer des idées trop voisines pour n'être pas confondues, et qui, sans être identiques, s'impliquent. {Traitable^ point difficullmuse , dans Jacques, m, 17 ; — ou bien : paix, sérénité. Énumérations peu systématiques dans quelques passages de la Bible.)

3" Gardez-vous de vous laisser entraîner, par l'affinité ou la contiguïté des idées, à mettre dans une partie du discours ce qui appartient à une autre partie, ou précédente ou postérieure.

4* H ne faut pas traiter une idée avant celle qui doit ui servir d'éclaircissement ou de preuve. Cette règle condamne, non-seulement les grossières pétitions de principe, mais toute distribution par l'effet de laquelle ce qui eût pu préparer à l'intelligence d'une idée arrive après coup. — Prouver d'abord qu'une chose ftous conciliera l'estime des hommes de bien, prouver ensuite qu'elle est juste, c'est tomber dans le défaut que le signale.

Telles sont les règles fondamentales et toutes négatives auxquelles le plan est assujetti, celles sans l'ob- ^rvation desquelles un plan est décidément vicieux. B Test moins sans doute, mais il l'est encore, quand fe système de décomposition est conventionnel , arbifraire, et que la symétrie est préférée à l'ordre naturel, ^'^t ce qui arrive lorsqu'on anticipe par la division

sur là méditation approfondie du sujet. On peut sans doute faire artificiellement un plan qui ne contrevient pas aux lois de la logique, et qui platt à Tœil par sa régularité ; mais cette régularité extérieure fait pourtant violence à la nature intime des choses ; elle sépare et tient à distance ce qui demandait, à être uni ^ les divisions de la matière sont des coupures et non pas des articulations ; le discours est réellement interrompu à tout coup ; l'artifice des transitions oratoires ne remplace pas la force de ces transitions naturelles et vives, ou plutôt de cet engendrement perpétue/ d'une idée par une autre qui caractérise l'ordre véritable ; le discours n'est pas compact, n'est pas coulé en fonte ; la mémoire, qu'on a prétendu aider par la symétrie, l'eût été bien plus et bien mieux par un ordre naturel. — Les plus grands talents de la chaire ont, je le sais, accepté ces entraves , et leur succès a été le malheur de la chaire.

Tout ce que nous avons dit de la disposition générale, ou du plan du discours, s'applique sans doute à chacune des parties dont la réunion compose le plaa général ; et il n'y aurait qu'à le leur transporter. Il nous paraît néanmoins utile de donner quelques conseils sur le plan des parties du discours. Nous imposons trois règles relativement aux idées dont chacune de ces parties se compose : l'unité de tendance ou de direction, la généralisation, le dédoublement.

1* Si la manière de procéder dans la décompoteitioii du thème de chaque partie était nécessaûpement la

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aême chez tous , si tous descendaient du général au particulier, nous n'aurions rien à ajouter à ce que nous vons dit ; mais ici, plus que dans la conception gélérale du discours, l'esprit prend volontiers le partiîulier pour point de départ, et nous ne saurions l'en 3lâmer. Si l'autre méthode a de grands avantages logiques, celle-ci en a de substantiels , en tant qu'elle arrive de plain-pied aux idées et non par l'escalier de l'analyse. Mais il faut avouer que, dans ce dernier cas, le point de départ ou l'idée générale n'ayant pas été déterminée d'avance, on court le risque de ne pas s'attacher, dans chaque idée particulière , au point de vue qui correspond à celui de l'idée générale. On a rassemblé des fractions qui n'ont peut-être pas le même dénominateur. L'idée qu'il s'agit de trouver et d'assortir au dessein général s'y trouve bien en substance, lûais fléchissant vers un autre but que le but général du discours ou de la partie du discours où elle se trouve. — La. même idée peut se présenter sous l'aspect de moyen, au lieu de se présenter sous celui d'encouragement. J'en dis autant des idées d'utilité et de but, de reproche et d'exhortation, d'usages et de règles, d'obstacles et de moyens, de devoir et de beauté, de moyen et de manière, de source et de condition, d'objet et de but, d'illusion et de prétexte, de caractéristique et de règles, de nuances et de degrés, de motifs et de conséquences, de preuves, et de motifs, d'effets et de symptômes. — Ceci fait sentir le (langer d'écrire d'avance des morceaux sans vue d'enaemble. On ne peut les faire entrer dans le corps du

discours sans les modifier ; et de regret de les voir fondre entre ses mains, surtout lorsqu'ils ont de la beauté, on fait violence à la suite naturelle du discours et aux lois de la proportion pour leur trouver un, emploi, et l'on y parvient par des artifices de lo^que qui ne réussissent jamais, le faux ne pouvant jamais remplacer le vrai (i).

T II ne &ut pas seulement que les idées particulières aient une unité d'intention et de direction, il en faut faire des groupes particuliers dans le groupe principal, donner un centre commun à celles qui sont susceptibles d'être réunies sous un même £hef, tendre à généraliser. Cela ne signifie point qu'il faille se berner à des idées générales et supprimer les détails , mais [qu'il faut] fortifier les idées particulières en leur donnant un centre et en les agglomérant. En se bornant aux idées générales, on ferait de chaque discours le résumé de plusieurs discours , un consommé trop fort pour les estomacs faibles ; on se priverait de cette multitude d'aspects et d'applications qui sont la partie la plus sensible de l'éloquence; on n'instruirait gu^e, on toudierait peu. Ces discours oii la substance d'un discours entier est comprimée dans un paragraphe^ rappellent, dans un certain sens, ce vers de Boileau : Souvent trop d*abondance appauvrit la matière (2).

lia règle donc, que nous donnons , est purement de disposition.

(i; u Cetnc qui craignent de perdre des pensées isolées, et qui écrÎTenl eadUlh « reats temps des morceaux détachés, ne les réuniffe«l jamais sans tnasiliBvM « cées. >» (BuFFON.) 'X^ BoiLBAC, L'Art Poétique, tïhaiA HI.

Au fait, ces sermons tout d'idées générales, qui dévorent d'une fois ce qui devait faire la matière d'une série de discours , ne sont-ils pas , en général , une marque de pauvreté plutôt que de richesse, et si l'orateur n'a vu qu'un sujet oii d'autres en eussent vu {dusieurs, n'est-ce pas faute d'avoir médité et approfondi?

3° La restriction ou l'explication de cette seconde règle nous conduit à une troisième règle : il faut savoir dédoubler ou subdiviser, c'est-à-dire décomposer les idées principales en autant de parties ou de points de vue qu'on peut le faire sans arriver à cette ténuité ou à cette subtilité dans lesquelles l'attention se lasse et Tintérêt se peï'd. Il faut savoir faire dans le discours watoire ce que Corneille a fait dans la tragédie d'iforoce, dont le sujet, tel que le donnait l'histoire, ne suffisait pas à une tragédie, si le poëte n'eût su espacer. Divide et imper a. — Il peut sembler inutile et puéril de décomposer certaines idées ; mais, si quelquefois il est bon de franchir les intermtédiaires, il est quelquefois bon aussi de les marquer un à un, et de n'arriver que pa3 à pas au dénoûment. Considérez qu'en cette af- Jgdre le chemin, la marche en elle-même importe, et qu'il n'en est pas du discours comme d'un escalier, dont on peut descendre ou monter les degrés trois à trois : il importe, dans cet escalier du discours, que dàaque marche ait été touchée, — Comme je ne parle îd . de la disposition que sous le point de vue lo- ^que, c'est-à-dire dans l'intérêt de la connaissance et du jugement, je ne m'arrêterai pas à montrer que

rimpression qu'on reçoit de la vérité se proportionne non-seulement à la conscience du terme où l'on est arrivé, mais au sentiment du chemin qu'on a fait pour y arriver. Tout le monde a pu éprouver quelle est la force oratoire de cette lenteur, bien différente de la lenteur qui résulte des haltes et des détours ; car ici la marche est sans relâche ; le pas est petit, mais ferme et pressé. Me bornant au point de vue logique, je dirai que, si l'esprit se plaît quelquefois à marchera grands pas et à franchir en peu de temps beaucoup d'espace, comme Bossuet nous le fait faire dans ses Oraisons funèbres, le dédoublement a deux avantages:

— a) Il multiplie le sentiment de l'évidence; il multiplie, pour ainsi dire, la vérité, (non* les mots, car certes nous ne voulons pas enseigner l'art d'allonger.)

— 6) Il facilite l'intelligence aux plus faibles, en divisant la division, et ne portant à chaque fois leur attention que sur un espace borné (1).

§ III. — De la disposition sous le point de vue oratoire.

Nous avons distingué la disposition logique ou didactique, qui ne s'inquiète que de la connaissance et du jugement, de la disposition oratoire, qui se soucie de l'effet à produire sur l'âme, et par l'âme sur la volonté.

(i) Reprenant la comparaison dont il s'est plusieurs fois senri dans ce chapitre» II. Vinet ajoute : <c Escalier dont les marches sont d'autant moins hautes qu'ettei « sont plus nombreuses. » (Éditeurs.) — Voyez Bourdalode, sur la Pensée iê to mort, deuxième partie, tome I, page 135, édition Lefèvre; — MASsiixoii,iDriif Salutf première partie, tome I, page 473, édition Lefèvre ; et sur la Passkm il Jéstiê^rist, troisième partie, tome I, page 53 1, même édition.

lais ces choses ne sont pas distinctes à tel point [u'une disposition qui ne serait pas logique puisse jtre oratoire. Loin de là, la disposition logique est a. base de la disposition oratoire, comme la raison îst la base de T éloquence. Il y a même plus : un dis- »urs logiquement disposé est par cela même oratoire i un certain degré. Il est clair qu'un vice dans la disposition logique, en affaiblissant la preuve, affaiblirait d'autant l'impression, attendu que l'âme est frappée ou pénétrée d'une vérité à mesure que cette vérité est plus certaine et plus claire, et par là même il est évident que tout progrès de la preuve est un progrès dans la persuasion, et même un progrès instantané, puisque, en des matières comme celle du discours sacré, il n'est guère possible que ce qui parle à l'esprit ne parle pas au cœur. L'effet de l'argumentation, dans un discours de religion et de morale, est toujours un effet mixte (1). Car, quand nous parlons de disposition oratoire, nous supposons que les matériaux qu'il s'agit de disposer sont eux-mêmes oratoires ; et la disposition ne peut faire autre chose que leur confirmer ce caractère ou le fortifier.

Mais s'il y a déjà quelque chose d'oratoire dans une disposition logique d'un tel discours, il y a des moyens de la rendre oratoire, qui, fondés sur la logique ou conformes à la logique, ne sont pas suggérés par elle,

(I) REnmARD (cité par Huffell, ïlber das Wesen und den Beruf des Geist Mm, tome I, page 266, au bas), Vber die fFichtigheit des Sinnes fur Hœus- •UfMeit; » dit: «t 1. Die Natur bereitet ihn vor; — 2. Die Klugheil ropfA « iD an ; — 3. Die Pflicht gebieiet ihn ; - 4. Die Religion heiligt ihn. »

34â DE LA DISPOSITK»!

et hors de l'emploi desquels le discours ne lauisserait pas d'être parfaitement logique. Ils correspondent à une logique qu'on pourrait appeler la logique de l'âme, et on pourrait en conséquence les appeler psychologiques.

Le propre de l'âme, son premier besoin, à dé&ut de l'action ou en attendant l'action, c'est le mouvement. Et parce que l'éloquence est le langage que l'âme veut entendre, le caractère de l'éloquence ou du discours oratoire, c'est le mouvement, ElôqmnHa nihil t$t nm motus animœ œrUinuus (1).

Il s'agit donc, pour l'orateur, de communiquer à l'âme le mouvement qu'elle demande, un mouvement vers un certaia but.

Mais en quoi consiste ce mouvement î II consiste, pour celui qui écoute, à marcher de l'indécision, de l'indifférence ou de l'engourdissement de la^ volonté, jusqu'à sa pleine détermination , ce qui a lieu à mesure que l'âme s'unit plus étroitement à la vérité qui lui est proposée.

Le mouvement dont il s'agit est, suivant l'expression de Cicéron [que nous avons citée], un mouvement perpétuel ou continu.

On peut , par un mot ou par un acte isolé, communiquer un mouvement à l'âme, l'incliner instantanément vers un certain objet, lui faire faire un acte de volonté ; mais ce mouvement n'est qu'une secousse. On peut, par les mêmes moyens, répéter, multiplier ces

(i) « Quid aliud est eloquentia nisi motus anim» continuus? » (Gicbro.^

AU POINT DE VUE ORATOIRE. 3lS

secousses. Ce sont des fractions d'éloquence, des mo^ nents éloquents; ce n'est pas Téloquence; ce n'est ni 'art ni le génie oratoire. L'éloquence consiste à entreenirle mouvement dans le développement d'une pensée )u d'une preuve, à le perpétuer, selon l'expression de Gicéron .

Perpétuer ce mouvement, n'est pas un artifice indigne de la candeur de la vérité, comme s'il s'agissait d'empêcher l'auditeur de reprendre haleine, de s'arrêter, de se reconnaître. La première infraction à la loi de la candeur serait dans le choix des éléments ; s'il

n'est pas permis de les disposer oratoirement, c'était mal fait, avant tout, d'en choisir qui sont oratoires en ^x-mêmes. Le premier tort serait de ne pas s'adresser uniquement à la raison : nous avons examiné cette question, et nous n'y revenons pas. Si, à mesure que vous remuez l'âme, vous éclairez la raison, si la lumière va croissant avec la chaleur, si, à quelque enfetque l'auditeur s'arrête, il peut se rendre compte du chemin qu'il a fait et justifier à sa raison l'émotion de son âme, qu'y a-t-il à reprendre, sous le rapport de la droiture, au procédé de l'orateur? La vérité est faite pour émouvoir l'âme, l'âme est faite pour être émue par la vérité : peut-on dire que la vérité a été reçue lorsqu'elle u'est pas aimée, elle qui est souverainement aimable? C'est dans son sein que s'accorde et se confond la faculté contemplative de l'âme avec la faculté affective ou s^sible.

La première règle du mouvement oratoire, c'est, nous 2r?ons vu, îa continuité. Cette règle est négative. Il ne

s'agit que de ne pas interrompre le mouvement; et pourquoi, en effet, l'interrompre?

Il faut que le mouvement soit continu, parce que tout ce qui l'interrompt ne l'interrompt pas seulement, mais réagit destructivement sur l'effet déjà produit.

Pour qu'il soit continu, il faut que ce qui suit un argument ou une idée, tout en étant différent de l'argument ou de l'idée précédente, soit propre à maintenir l'auditeur dans la disposition où l'a mis ce qui précède, et ne l'en détourne pas pour donner à son âme une tout autre direction. Ainsi, après avoir intéressé l'âme, s'adresser à la raison, pour revenir ensuite à l'âme, c'est rompre la continuité. C'est ce que fait aussi toute digression, tout écart loin du sujet, qui fait oublier le dessein de Torateur. Et dans ce cas, l'intérêt de ce qu'on

^ntercale est si loin de pouvoir servir d'excuse à l'orateur, que le défaut, au contraire, en est plus sensible.

[Quand même aucun de ces défauts ne se trouverait dans le discours, une chose encore pourrait nuire à la continuité du mouvement, savoir : les subdivisions multipliées. C'est le cas de ces plans symétriques qui n'ont que trop envahi la chaire. Je ne sais si la forme traditionnelle des sermons, ce schématisme raide et froid, a autant profité à l'instruction qu'il a nui à l'éloquence. Aussi devons-nous, au nom de celle-ci, des remerciements à ceux qui ont remis en honneur l'homélie, dans laquelle il y a toujours une espèce de continuité, donnée, selon la nature du texte, par l'enchaînement

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