‹ Homilétique ou théorie de la prédicationChapitre 76 sur 110 · QUALITES FONDAMENTALES DU STYLE · texte numérisé non relu

QUALITES FONDAMENTALES DU STYLE

Nous avons à nous oocoper des cbfféreaDtes conditiocft de y élocntion dans te discoofs sacré* Or, le discoure' sacré n'en a pas ime quilui soit exelusiveirfôzit pcopr«. Etusi nous devions nous en tenir à ce qui liad eat propre^ nous devrions nous eentcniter de jeter qoe^uesnolesi décousu€9 au bas des pages^ qm traitent de Félocution oratoire dans la première rhétorique' venue,, nous siqMN^^ d'aiilenrs sur ce que ta r&étoriqciegénérale; c ttsthà^Kliœâans applicafron à un gertre paartievËer d^éiDqueayee^ esl déjà connue de nos auditeurs» Mais ceiai n'est posaihla m pre^taMe. II faut donc repasser tes priuipalcft inatières df un trailié d'éloe^fion oratoire ^ ou mâme d^étecution en général, en envisageant cHiaque rè^ dains sosi rapport particoUer a/vec Fétoquenca de b «haire*

Ce qui va suivre sera donc une énumératioit des èîfïéreniteë qualités du styie^ omuom; si mms traitions en général de l'art d'écrire, lEtais ea envisageant ehft-

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cune de ces parties dans son rapport avec l'objet du discours sacré. Nous commencerons par celles de ces qualités dont le style ne peut se passer en aucun genre ni en aucun cas, et sans lesquelles, du moins sans une certaine mesure desquelles, le style serait décidément mauvais.

Ces premières qualités, qui constituent récrivain irréprochable, comme l'obéissance aux lois constitue l'honnête homme, non l'homme vertueux, sont les suivantes : la clarté j Impureté, la correction, la proprUti, la précisiouy l'ordre, le naturel^ la convenance.

Après les qualités viendront les vertus, ou le style proprement dit, qui est le caractère imprimé au langage par le sujet ou par l'individualité (Je l'écrivain ; après la vérité, la beauté, autant du moins qu'on peut séparer ces deux choôes, le beau étant « la splen- « deur du vrai . »

D'Alembert distingue entre la diction et le style: <( L'élocution, dit-il, a deux parties, qu'il est nécessaire « de distinguer, quoique souyent on les confonde : la « diction et le style. La diction n'a proprement de rap- « port qu'aux qualités grammaticales du discours, la « correction et la clarté ; le style, au contraire, renferme « les qualités de l'élocution, plus particulières, plus ; a difficiles et plus rares, qui marquent le génie ou ij « talent de celui qui écrit ou qui parle : telles sont lai « propriété des termes, la noblesse, l'h^monie, la fe- «cilité. »* r

Nous remarquerons nous-même que <p]^t(}ues*ui)66 des qualités que nous avons énumérées d'abord et qui

vont nous occuper ne sont pas purement négatives, c'est-à-dire consistant dans l'absence d'un défaut ; la propriété, la précision, la clarté même peuvent, par le point où elles sont portées, devenir des vertus du style.

§ I. — Clarté.

Il me semble qu'on ne peut hésiter, si l'on considère le premier but ou le but prochain du discours, à donner le premier rang à la clarté : Nohis prima sU virtus perspicuilas, ditQuintilien(l).

Il ne devrait pas être nécessaire de recommander la clarté ; mais il y a une prévention en faveur de l'obscurité. L'homme jouit de la clarté, mais l'obscurité lui impose. Parce que ce qui est profond est quelquefois obscur, on prend l'obscurité pour la profondeur. Nous ne prétendons pas que la clarté remplace tout. En certains sujets, nous nous en défions. « La clarté, dans a l'éloquence, est souvent à elle seule une grande a force, un grand moyen de persuasion ; ne pourronsc nous pas ajouter que souvent aussi elle est un piège ? « Elle n'est pas toujours une preuve de la justesse du « raisonnement, ni surtout de la justesse des vues ; a elle peut, aussi bien que l'élégance, accompagner et à décorer l'erreur. On peut, sans doute, être à la fois « superficiel et obscur ; mais la superfîcialité donne le « moyen d'être clairs à ceux qu'un élan plus élevé eût «c perdus et laissés dans les nuages. Il faut toujours se « défier deTobecurité; mais il ne faut pas accorder à

1) QuofTiLiEM, Uv. Ylll, chap. 11.

4IS ciAKii.

« la clarté une confiance absdue. L^OBOiir-propre el la c paresse conspirent à nous préyenir en fayear de ce « qni est ctaîr ; mais^ pour juger un auteur^ il ne suffit « pas de le ctmiiTendre aisément dans le point de ym

« où il s'est placé : il faut, avant tout, examiner ce c< point de vue lui-même. Du haut d'une colline, Tho- « rizon est distinct parce qu'il est borné ; du haut d'une € montagne, celui qu'on embrasse peut être confus à ses « limites, mais il est immense (1). » Nous dirions volontiers avec La Bruyère : «L'on n'écrit que pour être c( entendu ; mais il faut du moins, en écrivant, faire « entendre de belles choses. C'est faire de la pureté et c< de la clarté du discours un mam'ais usage que de les « faire servir à une matière aride, infructueuse, qui est c< sans sel, sans utilité, sans nouveauté. Que sert aux a lecteurs d'entendre aisément et sans peine des chose» « frivoles et puériles, quelquefois fades et communeS| c< et d'être moins incertains de la pensée d'im auc< teur qu'ennuyés de son ouvrage (2) î » — C'est assez concédé, je pense ; mais enfin l'obscurité n'est pas un bien, mais un mal. Elle est un mal partout oala clarté est un besoin. (K\ parle pour être entendu, et si Fon ne veut ou si l'on n'espère pas l'être, il est phs simple de se faire. Ce qui ne peu^ pas se dire claifO' ment ne vaut pas la peine d'être dit. Il est vrai que tout n'est pas naturellement clair dans les matières

(4 Chrestomatkie française^ Tome lU^ page 2OT, 1 ^ ^

de M. Yinet, à FoccasioD du dbcours de Barnaye çur rexerdtie dît. droit de lipiix et de la guerre.

(2) La Brctêre, X«5 Caractères, Ghap. I^^. Des «wfo^vsr de V§9prH,

cuuK». 443

dont il est utile d'entretenir les hommes; mais, alors il faut ^ ou yaincre cette âDseuhté^ an l'avouer si elle est ÎBTineibki/ et montrer daîremeiit robscarité du sujets

Tâdtons noos-mème ici d*toe clair, et de faire bien entendre qo'il n'est question que de la darté du style et non de la clarté des sujets. Il y aurait injustice à accuser d'dbscuiîté un auteur qui n'est obscur pour nous que parce que le sujet qu'il traite se trouve audeèsos de notre portée. Il pourrait avoir eu tort de porter tel sujet devant tel auditoire, et avoir en cela manqué de jugement ; mais il peut avoir été fort clair.

La clarté se définit par son résultat : être fadlement bien compris. Tout homme qui ne vous a pas compris n*a pas le dnrit de vous dire : Vous n'êtes pas clair. Vous devez être clair dans l'exacte proportion d'abord de la clarté du sujet, puis de l'intelligence de l'auditeur, et enfin de son attention.

Dans les sujets où l'on ne se propose pas seulement d'instruire 7 maisi de persuader et de déterminer la vc^onté, on n^est pas fort sans être clair, on est fort quelquefois par cela seul qu'on est dair. De la résulte la nécessité particuUère d'être clair dans la chaire ; Boais cette nécessité résulte aussi de la nature du dii»cours pub&c, et de la nature des auditoires à qui la prédication sf adresse. Le travail de oomprendre empêche l'âme de se livrer. C'est bien id que trouve son iqpplication le précepte de Quintilien : Oralio deftfl megUffaiÉer jfuogfiie mtdiemtïbm e$m aperia (1).

(OQl»rni.i]sii, Bv. Vn, cfaafk U.

[On peut ajouter que l'esprit français est exigeant à cet égard. La langue française est éminemment claire, par l'effet même de causes qui devraient la rendre obscure, semble-t-il. D'autres langues, où l'on est toujours sûr de se retrouver à travers lés détours de la phrase, se négligent sous le rapport de la clarté. La langue française n'offrant pas la même facilité, on se tire d'affaire autrement. Il s'est formé au sein des auditoires français un besoin peut>^tre exclusif de clarté. Le prédicateur doit satisfaire ce besoin. La siinple possibilité d'une équivoque dans une phrasé suffit pour distraire et éloigner quelques auditeurs. Il faut se soumettre à cette susceptibihté , d'autant plus qu'elle a sauvé la langue, qui n'a échappé que par une exigence intolérante à l'obscurité d'où elle a eu tant de peine à sortir,

[Mais la clarté ne doit pas aller au point de rendre le discours insipide. Le temps a affaibli la notion du mot clarté^ comme de beaucoup d'autres. Autrefois, il signifiait éclaty splendeur y et Racine pouvait parler de son temps de Jérusalem « brillante de clarté. » Rendons à la chose toute sa force, et que la clarté ne soit pas seulement négative, mais brillante. Tout expliquer, ne faire grâce d'aucun détail, rassasier l'esprit d'évidence, c'est manquer le but en le dépassant. Le style ne produit pas seulement des effets par ce qu'il dit et montre, mais par ce qu'il tait.; la clarté n'exclut ni les réticences, ni les ellipses, ni les demi-jours, qui sont même des occasions d'activité pour l'esprit. Là oa l'auditeur est capable de faire lui-même son chemin,

il ne veut pas qu'on le porte. L'orateur est tenu sans doute de venir en aide aux auditeurs paresseux, mais non pas assurément jusqu'au point délasser Is esprits actifs. Il faut qu'il ne laisse ni trop ni trop peu à faire.

[Il y a dans le style une foule de beautés qui au fond sont des impropriétés de langage, des exagérations, des obscurités de diction. Il y a des figures de rhétorique qui ne sont pas autre chose : dans l'hyperbole, on donne à l'auditeur quelque chose à retrancher, dans la litote quelque chose à ajouter, dans l'ironie le vrai à mettre en parallèle avec le faux, etc.] Hais tout cela n'entame point la règle que nous avons donnée. Cherchons maintenant les moyens de l'observer et d'avoir un style clair. Ils sont de deux sortes : les uns en dehors du travail de l'élocution, ou préalables à ce travail ; les autres qui ont leur application dans ce travail même . [Désignons d'abord les premiers.]

1. La bonne foi. — Nous ne disons pas la vérité y parce que la vérité est quelquefois moins claire que Terreur (1), et que nous ne parlons que de sujets qui sont clairs par eux-mêmes. Il peut, sous ce rapport, y avoir quelquefois de l'avantage à défendre l'erreur. Mais dans l'erreur comme dans la vérité, la bonne foi est un moyen de clarté. La position de celui qui défend sans conviction la vérité est pire, sous ce rapport, que la position de celui qui défend l'erreur avec conviction. Ce dernier coupe peut-être bien des nœuds

(0 « Certtiiies hérésies ont Pair d'être daires, • dit Bernardin de Saint-Pierre en parlant de Gondillac. L'édectiniie aussi a Vair d'être dair, et c^est par un grtfkte apparence de clarté que certains systèmes erronés, certaines liérésiet ont bit fortune.

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qu'il croit dénouer ; mais sa position est vraie ; son état est celui de la liberté et du bie]>-ètne; il n'a point à aocommoder péniblement sa pensée et k vanté, à fadre pénéirer une lame oourbe dans un fourreau dnnt. Celui, au contraire, dont la pensée n'est pas d'accord avec elle-même, obligé de mettre d'aooord deux adversaire entre lesquels il n'y aura jamais de oommih nion, l'erreur qtfil défend et la vérité qu'il ne peut s'empêcher de voir, est à plaindre ou de défendre l'erreur ou de connatfere la vérité. Forcé de feire dans son langage une part à la vérité, il prouve un perpétuel embarras, qu'il ciieixdie à dissimula par le àor toiement des mots, par l'habileté laboriettse des tmnures, par la subtilité furtive des liaisons : rien de tout cela n'est favorable à la clarté, qui vît de fraih diise, de décision et d'unité. Or un disoours ne peut pas plus être éloquent dans l'obscurité qu'une figofe ne peut être expressive dans les ténèbres. Un sophiste peut être éloquent, mais il faut que ce sent un so^èisle convaincu.

2. La conception nette de l'idée^ ou se bien entendre soi^nême. — Boileau a dit :

Selon que notre idée est plus ou moins obscure (1}» L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure. Ce que l'os conçoit bten s*è&once dairemeat. Et les mots pour le dire arrivent aisément (2).

Les deux derniers vers ne sont vrais qu'avec refr

(1) U ne dit pas .: Selon que notre idée est plus ou moins vraiSf — >iiiiif ptoi' moioà oèêcuTA.

(2) Boileau, L'Art poétique, chant I.

tnctioB. Ldô mots n'atrivent pas toujours aisément k celui qui a conçu nettement. On pourrait même çUre quelquefois qu'on n'a conçu nettement que quand on a trouvé les ioots. Car on pense avec des mots, et la parole est d'abord l'analyse de la pensée» IVIais il n'en est pas wows vrai que nous ne pouvons nous flatter de rendre clsâr aux autres ce qu^ ne Test pas pour nous-mêmes. Peut-^re notre pensée nous est obscure parce que nous n'avons pas encore trouvé son expression ; peutrêtre n'avons-nous pas trouvé cette expression parce que cette pensée nous est obscure : n'importe; il ne faut pas prétendre donner ce qu'on n'a pas. Que si, au contraire^ par un moyen quelconque, par les mots ou sans les mots, nous sommes parvenus à nous r^dre compte à nous-mêmes de ce que nous pens(ms, si notre pensée, pareille à un mécanisme logique, joue sans effort et sans embarras, s'il n'y a entre les membres de notre pensée aucune solution de continuité, nous avons tout au moins une chance 1res forte d'êb^e compris, et si ce n'est un moyen in- &illible, c'^t une condition indispensable de la clarté. 3. Le soin de se mettre à la place de l'auditeur. — A défaut de ce soin, l'on peut être obscur. Les signes qui nous sufBsent pour nous exprimer à nous-mêmes notre pensée et pour la reconnaître, ne nous sulISsent pas toujours pour l'exprimer. aux autres. Nous savons €6 que nous avons voulu dire, eux ne le savent pas. Nous pouvons donc, en ne parlant que pour nous, nous permettre bien des choses que nous ne poiuvons nous permettre en parlant à autrui. Rappelons-nous com-

bien de fois notre lecteur a rencontré chez nous quelque équivoque dans une phrase que nous avions lue dix fois sans l'y apercevoir.

« Ce qu'a dit de la prophétie un auteur sacré, nous « oserions l'appliquer à la parole humaine en général, « et au style dans les, écrits ; rien n'y doit être d'une « interprétation particulière, (2 Pierre I, 20.) c'esU- « dire que la pensée doit y revêtir une forme à la fois « individuelle et générale, qui, pour être comprise et « acceptée, n'exige pas une conformité toute particu- « lière de l'esprit du lecteur avec celui de l'écrivain. a II se pourrait que notre expression fût subjectivement « vraie, qu'elle rendît avec iine extrême fidélité l'as- « pect sous lequel un objet s'est offert à nous, l'impres- « sion que nous en avons reçue ; il pourra se rencon- « trer quelqu'un qui retrouve dans la manière dont a nous avons conçu l'idée tout le même travail qu'elle « a occasionné dans son esprit ; nous aurons, par aven- « ture, admirablement parlé pour cet esprit firère de « notre esprit ; mais nous n'avons bien parlé que pour « lui, tout au plus pour quelques autres encore ; nous « avons pensé trop solitairement ; nous avons pensé, « senti plutôt que nous n'avons parlé, s'il est vrai que « parler ce soit chercher l'esprit des autres sur le ter- « rain qui leur est familier ; leur adhésion, leur vif asc( sentiment, leur rapide complicité, toutes choses dont « le besoin est un des premiers instincts de l'éloquence, « nous ont été trop peu nécess^^ires, et il est à craindre « que les intelligences ne viennent pas nous chercher

dans la fîère solitude oii nouf nOus sommes enfermés

« loin d'elles: Un livre n'est pas un monologue; c'est « un à |>ar^e bien long que celui qui dure un volume. Il «( faut écrire en vue et en -présence d'autrui, emprunte ter en quelque sorte au lecteur le langage que nous « voulons lui tenir, l'entendre à mesure que nous lui « parlons, faire de chacune de nos phrases une réponse « à ses muettes questions, nous laisser dicter par lui « nos propres paroles. Et pourtant il faut que ces pM- « rôles soient à nous ! Et pour qu'elles émeuvent le « lecteur, il faut qu'elles le frapperit comme étrangères, « en lui convenant comme siennes. C'est cette heureuse « combinaison qui a toujours fait les habiles écrivains, a les vrais, orateurs ; et à mesure que l'un ou l'autre des «- deux éléments a manqué^ que ce soit le premier, que « ce soit le iseçond, n importe, l'éloquence a fait défai^^ « car elle s'entretient à la Ibis d'individualité et de sym- « pathie ; vivre beaucoup en soi-môme, vivre beaucoup « en autrui, c'est Wdouble condition d'une parole puis- (( santé.

,« La plupart des écrivains doivent se retraduire; il « en est peu qui naissent ti'aduits, c'est-à-dire revôtus « de ta forme la plus propre à les communiquer. O « qu'on a d'abord écrit pour soi, il faut une seconde « fois l'écrire pour autrui (1). »

[Pascal, en relisant ses pensées, ne les aurait peutêtre p^s toutes comprises et il aurait hésité entrç un sens et un autre* Si Rousseau, qui avait tant de difficulté à trouver les mots, pour arriver aux autres a pu

(0 M. Yinet se cile ici lui-même. Voir Le Semeur, tome Vil (amiée 1838^ pages 307-309.

écrire neuf fois YEmiley on peut bien écrire deux fois au moins ses sermons.]

La Bruyère a dit : « Tout écrivain, pour écrire nette- « ment, doit se mettre à la place de ses lecteurs, exa- « miner son propre ouvrage comme quelque chose qui « lui est nouveau, qu'il lit pour la première fois, où il « n'a nulle part, et que l'auteur aurait soumis à sa cri- « tique, et se persuader ensuite qu'on n'est pas en- « tendu seulement à cause que Ton s'entend soi-même, « mais parce qu'on est en effet intelligible (1). »

Il faudrait faire ainsi alors même qu'on n'écrirait que pour soi . « n est bon de rendre compte de sa pensée à « d'autres pour s'en rendre compte à soi-même; on €f n'est pas bien sûr de s'être parfaitement compris te quand on n'a pas tout fait pour ètjce compris au défit hors : notre pensée n'est bien à nous que quand nous « l'avons communiquée et sommes parvenus à la faire « accepter. Nous risquons fort, autrement, de rester « dans le vague et] dans l'a peu près ; il est bon « d'avoir affaire à gens qui ne s'en contentent pas ; et « soyez sûrs que le public est un de ces gens-là (2). »

Pour se mettre à la place de ses auditeurs, il feut les conilaître ; voir, après le sermon, si et comment Ton a été compris.

Après ces moyens généraux d'obtenir la dârt^, en voici de particuliers. C'est d'éviter :

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