‹ Homilétique ou théorie de la prédicationChapitre 78 sur 110 · De franchir de trop grands intermédiaires · texte numérisé non relu

De franchir de trop grands intermédiaires

3. Les rapporte de mote équivoques, [alors môme [jue cela n'induirait pas en erreur. En tout cas, cela est dé^gréable et distrait.]

4. Les tours pénibles ou embarrassés. [Il faut beaucoup de travail à un esprit non exercé pour démêler dans une phrase un peu chargée la ligne principale. Cela n'exclut point toutefois le style périodique.]

5. Le manque d'unité de la phrase. [Rien ne déter- BEiine la longueur d'une période, mais il faut qu'elle MHt xme pour la pensée, la grammaire et l'oreille. L'unité de pensée existe quand toutes les idées sont déft parties intégrantes de l'idée principale. La période liait faire l'effet de cercles concentriques, tous 1racé$ BBZtoar du mênïe centre.]

6. De faire entrer dans une même phrase trop^ d'idfes aeœssoiFei» ou des idées trop fines.

7 • Le msoique' d'ordre dans les tableaux^ la narrai tioD, etc., [de sorte que les parties ne jettent pas les uae»8ur les autres le jour convetiable.]-

i5!2 PURETÉ.

§ IL — PiÂvetê, correction^ propriété^ précision.

Ces différentes qualités , et plus évidemment les lieux dernières que les deux premières, sont les succursales de la clarté. C'est par leur rapport à la clarté du style que la pureté et la correction sont surtout ]*ecommandables .

La correction n'est qu'une branche de la purel«. Toutes deux consistent dans un respect rigoureux pour les couventions du langage, [l'une en ce qui concerne les mots, l'autre en ce qui concerne les formes.]

« La langue est une convention qui, pareille en cela « à la société dont elle est l'instrument et la base, lie « tout le monde à la fois, consentant ou non-cbnsen- « tant. La langue est sacrée comme la société. Elle « n'est pas immuable, -elle . ne peut pas l'être, mais « elle ne souffre aucun changement arbitraire etcaa pricieux, aucune violence gratuite, aucune modifica- « tion purement individuelle (1). » Il n'est pas de coftvention plus respectée, quoique le législateur n'ait pas dit : c< Tel mot signifiera telle chose, ou telle diose sera désignée par tel mot. » Cependant les actes mêmes des tribunaux sont basés sur cette convention qui n'est écrite nulle part. — Les mots sont les signes représentatifs des valeurs; intellectuelles. Les écrivains sans pureté ou sans correction sont comme des faux monnayeurs qui introduisent de la perturbation dans J^ transactions intellectuelles et diminuent le crédit de la parole. ^— Le respect de la langue est presque de la morale. [Il y aurait sans doute exagération et in-

(^\) Le Semeur. — M. Vinet se cite ici lui-même:

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