RER
jamais résigné à short ter longtemps Saint
Augustin et ses élèves.
Sa puissance de travail, la merveilleuse organisation de son existence lui permettent d'assumer, en outre de fonctions aussi nombreuses et aussi diverses que celles de membre du Conseil supérieur de l'enseignement et de professeur au Conservatoire, d'organiste à Saint Augustin, la tâche délicate d'enseigner tout l'art musical à des élèves particuliers et, enfin, d'écrire ces compositions qui resteront un des plus parfaits
modèles de la musique d'orgue de notre époque .
L] J L2 L2 L L2 L1 2 Loin d'être un musicien spécialisé, Gigout sinté- \ . A Ï F resse à tout ce qui parait non seulement en lrance,
. 7 . ue mais à l'étranger, comme musique originale.
Son cher orgue de Saint Augustin est plus vivant
que jamais; le dimanche, à la messe de onze heures, ses
à Gigout écrit facilement : à l’occasion des fêtes de Nancy, en 1892, au début de lance russe, on ft demander très tardivement au nancéen Gigout sil consentirait à composer un morceau de circonstance. En six jours l’Hymne à la France était écrit,
orchestré pour musique d harmonie par Josset, élève de Gigout, de nombreuses copies en étaient tirées, et il était exécuté par trois régiments en présence du Président de la République, M. Sadi Carnot, qui fit l'honneur à l’auteur d'en accepter la dédicace.
Le morceau est resté au répertoire de A musique de la Garde Républicaine.
élèves et ses amis se réunissent en foule autour de la tribune du Maître qui sait tirer les plus merveilleuses harmonies du plus merveilleux instrument que l’homme ait su créer. « Cest le plus jeune de nos organistes », disent-ils.
Génie fin, délicat, homme au cœur simple et bon, de la plus haute et plus pure élévation morale, Gigout réunit en lui les qualités les plus exquises et les plus nobles. C'est un Français de France.
P uisse-t-il, et cest [à le vœu de nous tous, entouré de la vénération universelle, prolonger longtemps
encore une carrière à la Lois 1 DER