‹ Hommage aux jeunes catholiques-libéraux [microforme]Chapitre 4 sur 22 · DE E · texte numérisé non relu

DE E

Aux jeunes gens.

Mes amis, permettez-moi de vous faire hommage de ce petit écrit, qui n’est au fond qu’un appel à votre foi et à votre bonne foi. Il renferme des choses très-importantes, et que la plupart d’entre vous ne connaissent assurément pas, ou du moins qu'ils ont par.

faitement oubliées.

Vous avez le bonheur d’être catholiques.

Un catholique, vous le savez, c’est un enfant de lP Eglise de Jésus-Chrisr, qui croit d’une ferme foi tout ce que Dreu lui enseigne par la bouche du Ghef de l'Eglise, lequel ne peut se tromper, du moment qu’il parle et enseigne officiellement. Pour un catholique, écouter le Pape, c’est écouter JÉsus CHRIST, c’est entendre DIEu. |

Or, voici que tout récemment, au sujet d’une question qui intéresse vivement tout le monde, mais plus particulièrement encore la jeunesse catholique, le Pape vient de parler à plusieurs reprises, de parler officiellement, de parler directement aux jeunes gens. Cette question, brülante s’il en fut, c'est le catholicisme libéral, ou, si on l'aime mieux, le libéralisme catholique, c’est-à-dire Je libéralisme accepté, professé par des catholiques.

Et qu'en dit le Pape ? Certes, la chose vaut la peine qu’on y fasse attention. Ecoutez done, mes amis ; écoutons tous. Gelui qui parle, c’est le Vicaire de Dreu, c’est le Docteur suprème de l'Eglise. S'il ne définit point encore, il enseigne, 1l enseigne ofliciellement.

Mais avant de mettre sous vos yeux les Actes Pontificaux que Je viens de dire, laissez-moi vous rappeler une parole qui n’a pas sans doute le même caractère officiel, mais dont l'importance, j'ose le dire, n’est pas moindre aux yeux d’un chrétien. Je veux parler de la solennelle Allocution adressée par le Souverain-Pontife à la grande députation des catholiques de France, au Vatican, au mois de juin 1871.

A l'occasion du vingt-cinquième anniversaire du Pontificat de Pie IX, cette députation venait de présenter à Sa Sainteté ses

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vœux et ses hommages. Mgr. Forcade, alors Evèque de Nevers, avait lu une adresse qui portait plus de deux millions de signatures.

Après avoir félicité la députation, après lui avoir dit combien il avait toujours aimé la France, le Chef de l’Eglise à ajouté :

« Mes chers enfants, 1l faut que mes paroles vous disent bien ce que j'ai dans mon cœur. Ce qui afflige votre pays et l'empêche de mériter les bénédictions de Dieu, c'est ce mélange des principes. de dirai le mot, et je ne le tairai pas : ce que je crains, ce ne sont pas tous ces misérables de la Commune de Paris, vrais démons de lPenfer qui se promèenent sur la terre. Non, ce n’est pas cela ; ce que je crains, c’est cette malheureuse politique, ce libéralisme catholique qui est le véritable fléau. Je l'ai dit plus de quarante fois ; je vous le répète, à cause de l'amour que je vous porte. Oui, c’est ee jeu. Comment dit-on en français ? nous l’appelons en italien altalena….. Oui, justement, ce jeu de bascule qui détruirait la Religion. Il faut sans doute pratiquer la charité, faire ce qui est possible pour ramener ceux qui sont égarés : mais pour cela il n’est pas besoin dé partager leurs opinions. »

Voie donc déjà un point bien avéré : le Vicaire de Jésus-CHrisr, le Docteur suprême de la foi, regarde le libéralisme catholique comme le véritable fléau de notre siècle et plus spécialement de notre pauvre patrie.

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Et, notez-le, mes bien chers amis: ce n’est pas du libéralisme des politiques sans religion qu'il est ici question, c’est directement et uniquement des libéraux cdtholiques, c’est à-dire de ces chrétiens, de ces bons jeunes gens qui ont la foi, qui prient, qui se confessent, qui communient, qui s'occupent de bonnes œuvres, qui sont souvent fort gens de bien. Il s’agit du libéralisme des doctrines, des livres, des journaux, des revues de tels personnages plus ou moins éminents, qu’il n’est pas besoin de nommer, mais qui se sont fait auprès de vous une réputation d’esprits éclairés et indépendants, que la foule applaudit et que les jeunes gens en par-ticulier admirent et suivent comme leurs chefs de file, plus ou moins infaillibles. ‘

De grâce, qu'aucun catholique, que pas un d’entre vous ne se fasse illusion; que personne ne ferme les yeux à la lumière, ni les oreilles à la parole du Docteur de la vérité.

« Mais, direz-vous peut-être, ce n’est là qu'une simple Allocution, une parole improvisée ; cela n’a pas le caractère d’un enseignement proprement dit.»—$Sans doute ; mais, outre que cette parole solennelle du Souverain-Pontife a une portée sur laquelle il n’est pas besoin d’insister autrement, elle sert comme de préliminaire, comme de préface à la parole oficielle que le Saint-Pere a fait entendre, coup sur coup, à la | jeunesse catholique, plus spécialement menacée par le susdit « fléau. »

Et d’abord, écoutez ce que le Pape a dit du libéralisme à la jeunesse catholique d'Italie.

Bref de N. T. S. P. le Pape PIE IX au Cercle de la jeunesse catholique de Milan.

Le 6 mars 1873, le Très-Saint Père à donc élevé de nouveau la voix, et cette fois le Souverain-Pontife ne se borne plus à signaler le danger comme en passant et dans une sim-

‘ple Allocution Pontificale ; c’est par un Bref

Apostolique ad hoc, par un Acte officiel, qu'il flétrit le même libéralisme catholique.

Ce Bref important est adressé au Cercle de Saint-Ambroise, à Milan, qui réunit toute la jeunesse chrétienne de cette grande ville.

Le Pape insiste avec une force nouvelle sur les condamnations déjà portées contre les

catholiques-libéraux. Nous le citons en en-

tier. Chaque parole porte coup.

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«À Nes chers fils le président et les associés du Circle de Saint-Ambroise à Milan.

«PIE IX, Pape.

« Chers fils, Salut et Bénédiction Apostolique.

« Au milieu de ces temps si douloureux pour l'Eglise, c’est assurément un grand adoucissement à Notre douleur que le zèle de ces catholiques qui, voyant les persécutions auxquelles leur religion est en butte et les périls qui menacent leurs frères, s’associent afin de professer plus ouvertement leur foi, s'appliquent avec plus d’ardeur à retirer leurs frères du danger, se dévouent avec plus de zèle aux œuvres de miséricorde et mettent leur gloire principale à se montrer plus étroitement rattachés à Nous et plus humblement soumis aux enseignements de cette Chaire de vérité et de ce centre de a nité catholique.

Dilectis Filiis Præsidi et Sodalibus Circeuli Sancti Ambrosii Mediolanum.

PIUS PP. IX

DILECTI FILITI BALUTEM ET APOSTOLICAM BENEDICTIONEM.

Per tristissima hæc Ecclesiæ tempora allevat certe dolorem Nostrum catholicorum zelus, qui propriæ religionis insectatione et proximorum periculo commoti simul coeunt at apertius propriam fidem profiteantur, impen-

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«Cette attitude, en effet, est Ie signe auquil on reconnaît d’une facon indubitable les vrais enfants de l'Eglise. C’est elle qui

conititue cette force inexpugnable de l'unité.

qui teule peut s'opposer victorieusement à la fureur, aux ruses et à l'audace de ses ennemis. Et c’est juste. Car, à quiconque consi.

dère le caractère de la guerre soulevée contre l'Eglise, il apparaîtra clairement que toutes les machinations de l’ennemi visent à détruire la constitution de l’Eglise et à briser les liens qui unissent les peuples aux

Evêques et les Evèques au Vicaire de JÉsus-

CHRIST. Quant au Pape, ils l'ont dépouillé de son domaine temporel afin que, le soumettant à une puissance étrangère, 1l fût privé de la liberté qui lui est nécessaire pour gouverner la famille catholique. Et c’est pour cela qu'ils s’attaquent surtout à lui, afin que, le Pasteur étant frappé, les brebis soient dispersées.

«Cependant, et bien que les enfants du siècle soient plus habiles que les enfants de

sius incumbunt retrahendis fratribus a periculo, studiosius se devovent misericordiæ operibus, ac in eo præser-

præbeaniam suam ponunt, ut se Nobis addictissimos:

tim glort obsequentissimosque documentis hujus cathedræ veritatis ac unitatis catholicæ centri. Observantia enim hæc indubia est tessera tiliorum Ecclesiæ ; et ipsa constituit inexpugnabilem vim illam unitatis, quæ sola retundere potest osorum illius furorem, dolum, audaciam. Et saine: qui indolem consideret confiati adversus Ecclesiam belli, facile intelligit, omnes hostium machinationes eo spectare, ut deleant illius constitutionem et vincula frangant, quæ populos Episcopis, Episcopos devinciunt Christi Vicario ; hunc autem ideo ditione sua spoliatum fuisse, ut alienæ subditus potestati necessaria regendæ cathoticæ familiæ libertate privaretur; et ideo præ ceteris impeti, ut, percusso Pastore, dispergantur oves,

la lumière, leurs ruses et leurs violerces auraient sans doute moins de succès sg un grand nombre parmi ceux qui portent le nom de catholiques, ne leur tendaient une main amie. Oui, hélas! il y en a qui ont l'air de vouloir marcher d'accord avec nos ennemis, et s'efforcent d'établir une alliance entre la lumière et les ténèbres, un accord entre la justice et l’iniquité au moyen de ces doctrines qu’on appelle catholiques-libérales, lesquelles, s'appuyant sur les principes les plus pernicieux, flattent le pouvoir laïque quand il envahit les choses spintuelles, et poussent les esprits au respect, ou tout au moins à la tolérance des lois les plus iniques, absolument comme s’il n’était pas écrit que personne ne peut servir deux maitres.

«Or, ceux-ci sont plus dangereux assurément et plus funestes que des ennemis déclarés, et parce qu’ils secondent leurs efforts sans être remarqués, peut-être même sans s’en douter, et parce que, se maintenant sur l’extrème limite des opinions formellement

Sed quamquam filii sæculi pudentiores sint filiis lucis, eorum tamen fraudes et violentia minus fortasse proficerent, nisi multi, qui catholicorum nomine censentur, Amicam eis manum porrigerent. Non desunt enim, qui, veluti jugum cum illis ducturi, societatem nectere conantur inter tucem et tenebras ac participaticnem inter jusuitiam et iniquitatem per doctrinas, quas dicunt catholico-liberales, quæque perniciosissimis fretæ principiis, laicæ potestati spiritualia invadenti blandiuntur, animosque in obsequium, aut saltem tolerantiam iniquissimarum legum perinde inclinant, ac si scriptum non esset : Nemo potest duobus dominis servire. Hi vero periculosiores omnino sunt et exitiosiores apertis hostibus, tum quia inobservati, et fortasse etiam nec opinantes, illorum conatibus obsecundant; tum quia intra certos improbatarum opinionum limites consistentes, speciem quamdam

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is lucis, proficesentur, im, qui, conannter jut cathoincipiis, animoissima- 1 esset :

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condamnées, ils se donnent une certaine apparence d’intégrité et de doctrine irréprochable, alléchant ainsi les imprudents amateurs de conciliation et trompant les gens honnêtes, lesquels se révolteraient contre une erreur déclarée. De la sorte, ils divisent les esprits, déchirent l'unité et affaibitssent les forces qu'il faudrait réunir pour Îles tourner toutes ensemble contre l'ennemi.

«Toutefois vous pourrez facilement éviter leurs embüches, si vous avez devant les veux cet avis divin: «C’est par leurs fruits que vous les connaïtrez »: si vous observez qu'ils affichent leur dépit contre tout ce qui marque une obéissance prompte, entière, absolue aux décrets et aux avertissements de ce Saint-Siège ; qu'ils n'en parlent que dédaieneusement en l'appelant «Cour romaine »;

"qu'ils accusent tous ses actes d’être impru-

dents où inopportuns ; qu'ils affectent d’'appliquer le nom d’ultramontains et de Jésuites aux fils de l'Eglise les plus zélés et les plus obéissants ; enfin que, pétris d’orgueil, tls

probitatis et inculpabilis doctrinæ præferunt, quæ imprudentes alliciat conciliationis amatores, et decipiat honestos, qui apertum adversarentur errorem; atque ita dis- Sociantanimos, unitatem discerpunt, viresque conjunetim opponendas adversariis infrmant, Eorum tamen insidias facile vos vitare poteritis, Si præ oculis habeatis divinum monitum: Æ7r fructibus eorum cognoscetis eos ; si animadvertatis ipsos stomachari quidquid paratam, plenam, absolutamque devotionem sapit placitis ac monitis hujns Sanctæ Sedis; vix aliter de ipsa loqui quam de romana Curia ; imprudentiæ passim vel inopportunitatis insimulare ejus acta; ultramontanorum aut jesuitarum appellationem affingere studiosioribus et obsequentioribus ejus filiis ; inflastosque superbiæ vento prudentiores se illa censere, cui peculiare et perenne promissum fuit divinum auxilium,

20 HOMMAGE s’estiment plus sages que l'Eglise, à qui à sag été faite la promesse d’une assistance divine bie | spéciale et éternelle. , dor k « Pour vous, chers fils, suuvenez-vous que, | néc ' sur la terre, le Pontife Romain tient la place « de Dreu, et que dès lors, en tout ce qui con- " ma L cerne la foi, la morale et le gouvernement vin à de l'Eglise, il peut dire avecle Christ: «Qui-

«conque ne recueille pas avec moi, disperse. » Faites donc .consister toute votre sagesse

à dans une obéissance absolue et dans une J à libre et constante adhésion à la Chaire de # est- Pierre. Car, animés ainsi du même esprit W Et: 4 de foi, vous serez tous consommés dans { res à l'unité des mêmes sentiments et des mêmes # HE d doctrines ; vous affermirez cette unité qu’il mo è faut opposer aux ennemis de lEglise ; et { mir 3 vous rendrez tres-agréables à Dreu et tres- | giq utiles au prochain les œuvres de charité que #11 vous avez entreprises, et vous apporierez 1 etc uue véritable consolation à Notre âme, dou- # clés 6 loureusement affligée des maux qui acca- 1 4 blent l'Eglise. | ani É « À cette fin, Nous vous souhastons l’effi- #{ des ‘] cacité du secours céleste et l'abondance des 1 dons de la grâce d’en haut. Et comme pré- # et Vos itaque, Dilecti Filii, memineritis, ad romanum L util quoque Pontificem, qui divina vice fungitur in terris, per- & Nos tinere quoad ea quæ fidem, mores, Ecclesiæ regimen à etc | spectant, illud quod de seipso Christus affirmavit: Qui + mu à mecum non colligit, spargit. Sapientiam idcirco vestram 4 tiæ f omoem constituite in absoluto obsequio libentiqne et can mn. | constante adhæsione hüic Petri Cathedræ ; nam habentes | eumdem spiritum fldei, sic perfecti eritis omnes in eodem D sensu et in eadem sententia, sic unitatem illam confir- :#}! fic

mabitis, quæ Ecclesiæ hostibus est opponenda, sic charitatis opera, quæ suscepistis, acceptissima Deo facietis et

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l’effie des pré-

anum S, perœimen t: Qui StT Em que et bentes eodem confircharietis et

sage de ces grâces, comme gage de Notre :

bienveillance paternelle, Nous vous accordons, chers fils, du fond de Notre cœur, la Bénédiction Apostolique.

«Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 6 mars de l’année 1873, de Notre Pontificat la vingt-septième.

€ Pre IX, Pape. :

Je le demande à taut homme de bonne foi :

est-il possible de parler plus explicitement ? Et comment, après cela, un chrétien peut-il rester libéral ?

Et cependant, cela n’a point suffi. Quelques mois après, le Souverain-Pontife a dû revenir sur le même sujet, et poursuivre en Belgique ce malheureux libéralisme, appuyé, -1l faut bien le dire, par quantité d'écrivains et de personnages influents, même par des ecclésiastiques, même par des Religieux!

Ce second Bref est du 8 inai de la même année 1873. IL est adressé à la Fédération des Cercles catholiques de Belgique.

Nous tenons à le citer également en entier et nous prions le lecteur de peser religieuse-

utilissima proximis, sic afflicto ab Ecclesiæ malis animo Nostro verum afferetis solatium. Efficax cæleste auxilium et copiosa supernæ gratiæ munera vobis ad hoc adprecamur, eorumque auspicem et paternæ Nostræ benevolentiæ pignus vobis, Dilecti Filii, Benedictionem Apostolicam peramanter impertimus.

Datum Romæ, apud $. Petrum, die 6 martii 1873, l'ontificatus Nostri anno vicesimo septimo,

PIUS PP. IX

ment les graves paroles du Vicaire de Jésus CHRIST.

JIT.

Bref de N. T.S. P. le Pape PIE IX adressé à la Fédération des Cercles catholiques de Belgique.

A Nos chers fils le sénateur de Cannaert @l Hamale, président, elles membres de la lédération des Cercles catholiques en Belgique.

«Pie IX, Pape.

« Chers fils, Salut et Bénédiction Apostolique.

«Pendant que la situation de l'Eglise devient chaque jour plus pénible et qu'on voit croître l’impudence avec laquelle on foule aux pieds son autorité, ainsi que Popiniâtreté avec laquelle on travaille à dissoudre l'unité catholique et à Nous arracher les enfants qui Nous appartiennent, Nous voyons

Dilectis Filiis Senutori de Cannaert d’Hamale, totique Fæœderationi Circeulorum catholicorum in Belgio.

PIUS PP. IX

Dilecti Filii, Salutem et Apostolicam Benedictionem.

Quo durior quotidie fit Ecclesiæ conditio, quo imprudentius proculcatur ejus auctoritas, quo præfractius unitati catholicæ disgregandæ adlaboratur et avellendis a Nobis filiis Nostris, eo quoque luculentius fulget fides vestra,

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