‹ Hommage aux jeunes catholiques-libéraux [microforme]Chapitre 5 sur 22 · SUS · texte numérisé non relu

SUS

lent,

Osto-

» (levoit oule iniiudre s ENyons

tique

em.

udennitati Nobis estra,

en même temps, chers fils, briller d’un éclat toujours croissant votre foi, votre amour de la Religion et votre dévouement au Siége de saint Pierre. Dans le but, nonseulement de faire échouer ces efforts de l’impiété, mais aussi de Nous attacher les fidèles par des liens constamment plus étroits, vous mettez en commun voslumières, vos forces et vos ressources. Ce que Nous louons le plus dans cette religieuse entreprise, c’est que vous êtes, dit-on, remplis d’aversion pour les principes catholiqueslibéraux, que vous tâchez d'effacer des intel higences autant qu'il est en votre pouvoir.

«Ceux qui sont imbus de ces principes font profession, il est vrai, d'amour et de respect pour l’Église, et semblent consacrer à sa défense leurs talents et leurs travaux ;

mais ils n’en travaillent pas moins à per-

vertir son esprit et sa doctrine, et chacun d'eux, suivant la tournure partict'ière de son esprit, incline à se mettre au service, ou de César, ou de crux qui inventent des droits en faveur de la fœusse liberté. Ils pensent

religionis amor, et obsequinm in hance Petri Cathedram, Dilecti Filii, qui consilia, vires, opes vestras conjungitis, non solum ut irritos faciatis impios hosce conatus, sed ut arctiore semper vinculo Nobis obstringatis fideles. Et in hoc quidem religiossissimo cœpto vestro illud mâxime comimendamus, quod, uti fertur, aversemini prorsus principia catholico-liberalia eaque pro viribus e mentibus eradere conemini.

Qui enim iis sunt imbuti, licet amorem præferant et observantiam in Ecclesiami, licet ei tuend#æ ingenium operamque impendere videantur, doctrinam tamen ejus et sensum pervertere nituntur, et, pro diversa animorum cujusque comparatione, inclinare in obsequium vel Cæsaris, vei apertorum falsæ libertatis jurium, rati hanc omnino ineundam esse rationem ad auferendam discordi-

qu'il faut absolument suivre cette voie pour enlever la cause des dissensions, pour concilier avec l’Evangile le progrès de la société actuelle et pour rétablir l’ordre et la tran quillité ; comme si la lumière pouvait coexister avec les ténèbres, et comme si la vérité ne cessait pas d’être la vérité dès qu’on lui fait violence en la détournant de sa véritable signification et en la dépouillant de la fixité inhérente à sa nature.

«Cette insidieuse erreur est plus dangereuse qu'une inimitié ouverte, parce qu’elle se couvre du voile spécieux du zèle et de la charité ; et c’est assurément en vous efforçant de la combattre et en mettant un soin assidu à en éloigner les simples. que vous extirperez la racine fatale des discordes et que vous travaillerez efficacement à pro-

duire et à entretenir l’union étroite des âmes,

«Sans doute, ce n’est pas vous qui avez besoin de ces avertissements, vous qui adhérez avec un dévouernent si absolu à tous les enseignements émanés de ce Siége-Apostolique, que vous avez vu condamner à difié-

arum causam, ad conciliandum cum Evangelio præsentis

- societatis progressum, ad ordinem tranquillitatemque re-

stituendam; perinde ac si lux cum tenebris copuluri valeret, et veritas natura sua non privaretur vix ac violenter inflexa nativo rigore suo exuatur. Profecto si oppugnare nitamini insidiosum hunce errorem eo periculosicrem aperta simultate quo speciosiore zeli caritatisque velo ob- ‘ducitur, et simplices ab eo retrahere sedulo curetis, funestam extirpabitis dissidiorum radicem, efficacemque dabitis operam compingendæ fovendæque animorum conjunctioni.

Hisce profecto monitis vos non indigetis, qui adeo obse-

GEAR et absolute adhæretis documentis omnibus hujus

postolicæ Sedis, a qua liberalia principia toties reprobata vidistis ; sed ipsum desiderium expeditioris et ube-

soit vou che lan ((

Ml “OL

riori refri

Ce pere Peel dam foin mur aute tion Dile

pour * COnjociété

tran OeXISvérité on lui table

fixité

angew’elle de la effor- | soin vous les et

proâmes.

avez adhéis les )stolidifiéesentis que reari va- )lenter agnare siorem elo obfune-

ue dam con-

> obse-

shujus

reprot ube-

rentes reprises les principes libéraux ; mais

le désir même de faciliter vos travaux et d’en reudre les fruits plus abondants Nous a poussé à vous rappeler le souvenir d’un

|, point si important.

LL 22224 ee a eee

«Au reste, continuez à combattre le bon combat que vous avez généreusement commencé, et efforcez-vous chaque jour de mériter de mieux en mieux de l’Église de Dieu, avant en vue la couronne que Celui-ci vous donnera en récompense. En attendant, Nous.vous exprimons hautement toute Notre reconnaissance pour les services que vous rendez, et Nous souhaitons à votre Assaciatou des développements toujiurs nouveaux, avec l'abondance des bénédictions célestes.

Nous désirons que le présage de ces faveurs soit la Bénédiction Apostolique, que Nous vous accordons avec beaucoup de tendresse, chers fils, comine gage de Notre bienveillance paternelle.

«€ Donné à Rome près Saint-Pierre, le & Mal 1973, en la vingt septieme aunee de

Notre Pontificat € Pig IX, Pape. »

rioris proventns laborum vestrorum Nos compulit ad refricandam vobis rei adeo gravis memoriam,

Ceterum honum certamen stseeptum alacriter certare Jergite, et quotidie magis bene mereri contondite de eelesiai Dir, coronam spectantes ab 1pso vobis reddendam Nos interim otticiis veastris gratissimun profitemur Haimunr, hovaque semper incrementa et copiosiora muner:x1 cœlestias udprecimur societati vestræ : eorum autei auspicem esse Cupimus Anostolicam Benedictionem, quam pate:ræ Nostiæ benevolentiæ pignus vobis, Dilecti Fiii, peramanter impertimur.

Datum Romæ, apud $S. Petrum, die 8 maii 1873, Pontificatus Nostri ann vicesimo septimo,

PIUS PP, IX

26 HOMMAGE fa Vous le voyez, mes amis : dans ce beau +4 Bref, si grave et tout ensemble si paternel, L'

le Souverain-Pontife félicite les catholiques ue) fidèles, c’est-à-dire les catholiques tout court, à et stigmatrse de nouveau ceux des catho- "4 Jiques qui se laissent séduire soit par les pré- d jugés de leur éducation, soit par le milieu social et politique où ils ont le malheur de vivre. -

Quelques semaines auparavant, le Pape avait adressé aux catholiques ‘allemands un Bref Apostolique qui présente un caractère dogmatique encore plus explicite, s'il se

peut, que ceux qui devaient les suivre. À Ce Bref a été envoyé à l’Association des “ catholiques allemands, en date du 10 février 1873, et 1] répondait à une Adresse où domi- ex nait cette pensée, que désormais les Associ- pe ations catholiques ne pouvaient plus se dé- ul sintéresser des questions sociales et politi- bi ques. Le programme soumis au Pape était ra celui ci: «La défense de la liberté et des 4 pl droits de l’ Eglise et le triomphe des principes catholiques dans la vie publique par tous les sl moyens moraux et légaux, et surtout en in.

voquant les droits que la constitution garantit à tous les citoyens ». On voit dès lors l'importance de la réponse.

Le Bref aux catholiques allemands est le : #» premier de cette mémorable série d’avertis- N

sements et d'enseignements qui devaient À

beau ernel, liques Court, *atho-

'S pr'é-

nilieu ur de

Pape 1s un ictère il se

nn des »vrier lomi- SSOCIe dé- Dolitiétait t des cipes us les n il.

1] gas lors

st le ertisalen à

LÉ

faire de l’année 1873 une sorte de vivante réprobation du libéralisme catholique.— L'Association des catholiques allemands a son centre à Mayence. Elle compte plusieurs centaines de mille membres, et a déjà eu les honneurs de la persécution, de la part de M.

de Bismark.

Voici ce Bref.

« Au président et à tous les membres

de l'Association catholique des Allemands, à Mayence.

« Pie IX, Pape.

« Bien-aimés fils, Salut et Bénédiction

Apostolique.

« Au moment où Nous voyons avec une extrême douleur s'élever presque partout la persécution contre l'Eglise, Nous ressentons une grande joie de voir que vous, Nos fils bien-aimés, loin d’être abattus et flécouragés par les assauts de l'ennemi, vous en êtes plutôt affermis. Vous ne vous laissez pas

Dileeto filio nobili viro felici Libero baroni de Læ præsidi, totique societati germano-catholicæ (Moguntiam).

PIUS PP. IX

Dilecti filii, Salutem et Apostolicam Benedictionem.

Dum insectationem Ecclesiæ ubique ferme invalescere mœærentissimi cernimus, dilecti filil, perjucundum fuit Nobis, vos non modo non fuisse dejéctos aut deficere, sed ab hostili impetu veluti confirmatos, posthabitis obsta-

PRIME ARE Es mie . j , SE AN SNS SA gg ME pe

PR

arrêter par les obstacles qui se dressent de toutes parts ; et, bien que l’un de ceux qui, plus que tous les autres, auraient dû seconder votre entreprise, vous ait refusé son appui, vous avez créé une Association catholique qui, s’étendant sur l’ Allemagne entière, pourra opposer à l’attaque de l'ennemi toutes vos forces réunies. |

« Cependant, votre Association ne saurait en ce moment atteindre son but, qui est de défendre la doctrine et les droits de l’Eglise, ainsi que le libre exercice de ces droits dans tout le domaine de la vie publique, si vous ne franchissiez pas l’étroite limite des choses saintes, pour vous opposer, par tous les moyens que vous fournit la constitution, à la domination de l'arbitraire et à cette foule de lois injustes que l’on dirige contre l’Eglise.

« En effet, quand tous les droits de l’autorité ecclésiastique sont foulés aux pieds; quand la liberté de l’exercice du saint mi-

g ? Cas ac Tr = = ù TT ST NP NÉS coms CS rar PE AO ARR PRES CEE EN RS hrs

SE ee

# nistèxe est comprimée; quand on ferme la bouche au sacerdoce, si le peuple catholique, à culis undique obversis, et licet favore careatis alicujus | Aisi 4 etiam ex iis, qui cæpto vestro præ ceteris suffragari debe- sua # rent, societatem catholicam constituisse, quæ ad univer- ef L sam protendetur German'::n, et unitas valeat opponere |, vin "1 vires inimicorum incursui. Propositum tamen societati co | vestræ prestitutum tuendi Ecclesiæ doctrinam, jura libe- FIN ë rumque eorum exercitinum in totius vitæ publicæ usu Le à assequi profecto nequiretis in præsentiarum, nisi arctos cujl dl saeraruiu rerum limites prætergressi, per eas orines dur 5 ï rutiones, quæ vobis a publicæ rei constitutione concedun- mit Li: tur, præpotenti quoque libito obsisteretis et iniquis legibus } in j passim in eamdem Ecclesiam latis, Et sane dum jura gen ! omnia ecclesiasticæ potestatis invaduntur, libertas com- obn

‘primitur exercitii sacri ministerli, sacerdotii os obstruitur; LE egi

AUX JRUNES CATHOLIQUES-LIBÉRAUX. 29 nt de fort de son droit sacré, ne se lève tout entier qui, pour protéger sa religion, il n’y aura plus econ- ! personne qui soit assez puissant pour résister ÿ son ! efficacement, sur le terrain de la légalité, satho- |, aux adversaires de l'Eglise et pour la détière, fendre contre l'arbitraire.

toutes ! « Cette situation par trop lamentable de-

| vrait, à elle seule, suffire pour faire évanouir aurait | ce rève détestable, si souvent réprouvé et st de condamné, d’après lequel le pouvoir civil glise, serait la source de tout droit, et l'Eglise elle- “dans même, par conséquent, soumise à l’omnivous potence de l'Etat. Or, il n’y a pas un chréhoses tien qui ne sache d’abord, que Notre-Seiis les gneur JÉSUS-CHRIST, « à qui tout pouvoir a on, à été donné au ciel et sur la terre », a transmis

foule ce pouvoir à son Eglise, et cela précisément

l'H- pour qu’elle enseignât tous les peuples de " l'univers, sans l’autorisation et même malgré

auto- les oppositions des princes ; et ensuite, qu’il ieds; a condamné, sans en excepter les rois, tous

ceux qui refuseraient d'écouter l'Eglise et d'ajouter foi à ses enseignements. Aussi, avons-Nous appris avec douleur que cette

1 nisi catholicus populus proprio jure fretus ad tuedam suam religionem exurgat, nemo jam erit qui juxta leges efficaciter oppugnatoribus eius resistere possit ipsamque vindicare ab eorum arbitrio. Teterrima certe hæc rerum conditio satis esse per se deberet ad explodendum nefarium illud commentum, toties rejectum et damnatum, quod omnis juris fontem, in laica auctoritate constituit cujus propterea omnipentiæ ipsam subjicit Kcclesiam ; dum christianis omnibus est exploratum, Christum Dominum ipsi contulisse potestatem sibi datam in cœlo et in terra eique idcirco demandasse, ut doceret omnes

} gentes, qua late patet orbis, inconsultis plane atque etiam

com- obnitentibus earum principibus ; ja eas condemnasse,

regibus non exceptis, qui ipsam audire eique credere no-

LA

erreur pernicieuse n’est pas seulement défendue aujourd’hui par les hommes étrangers à l Eglise, mais qu’elle est mème acceptée par quelques catholiques.

«C'est pourquoi vous qui, au milieu de la perturbation générale, êtes appelés par la divine Providence à défendre l'Eglise et la Religion catholique, et à venir ainsi en aide au clergé opprimé, vous n’outrepassez nullement votre mission en combattant sous sa direction dans les premiers rangs de la

mêlée ; bien mieux, vous ne faites, en réa-

lité, que rendre au clergé captif un service qui est un devoir filial.

« Et, dans ce combat, vous n’entrez pasen lice pour votre liberté religieuse seulement et pour les droits de l'Eglise, mais encore pour votre patrie, et pour l'humanité tout entière, lesquelles marchent fatalement à la dissolution et à la ruine, dès qu’on leur retire la base de l'autorité divine et de la Religion.

«Donc, eu rendant grâces au Seigneur

qui, par vous et par tous les autres fidèles

répandus sur la terre, vient au secours de la

luissent. Quem quidem exitialem errorem non a solis hodie propugnari heterodoxis dolentes audimus, sed a nonnullis quoque recipi e catholicis. Vos itaque, qui in tanta rerum omnium perturbatione vocamini a divina providertia ad Ecclesiæ catholicæque religionis tutelam in auxilium oppressi Cleri, partes certe vobis creditas non exceditis, si, eo duce in prima aciei fronte pugnetis ; imo ipsi compedibus im pedito debitum reapse exhibetis obsequim et filialem opem. Per hanc vero pugnam non uni religiosæ libertati vestræ prospicitis, aut solis sacris juribus, sed ipsi patriæ vestræ, ipsi humanæ societati, quæ, sacra auctoritate subducta et religionis fundamento, necessario compellitur ad dissolutionem et exilium. Itaque dum Deo gratias agimus, qui laboranti et uudique impe-

t détran- CCePp-

u de

par se et Si en assez sous e la réarvice

asen ment ncore tout tà la retire Igion.

zneur idèles de la

a solis , sed à

ui in

ivina utelam tas non sS; imo is obseion uni ris jurili, quæ, nto, ne- Itaque > impe-

Er

sainte Eglise, son Epouse, si cruellement éprouvée et assaillie de toutes parts, Nous prions de tout Notre cœur pour votre Association ; Nous lui promettons les meilleures bénédictions du ciel et Les dons les plus précieux de la, grâce, afin qu’elle ne s’écarte pas de la voie droite;qu’elle ne refuse jamais à l'autorité ecclésiastique lPobéissance qui lui est due; qu’elle ne se laisse pas effrayer par la violence de la lutte, et qu'à la longue elle ne se relâche point de son zèle.

« Eu attendant, comme gage de la grâce divine et comme témoignage de Notre pa ternelle bienveillance, Nous vous accordons avec amour, à vous et à votre entreprise, la Bénédiction Apostolhique.

« Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 10

| “février 1873, en la vingt-septième année de

Notre Pontificat.

« PIE IX, Pape.

Ici, le nom de libéralisme catholique n'est pas prosoncé, comme dans les autres

ditæ Sponsæ suæ per vos aliosque per orbem fideles ita prospicit; societati vestræ toto corde bene : precamur, eique valida ominamur auxilia cœlestia et cumulata grati munera, ne vel a recto tramit deffectat, vel detrectet debitum ecclesiasticæ auctoritati obsequium, vel acerbitate et diuturnitate pugnæ territa languescat. Interim vero divini favoris auspicem et paternœæ Nostræ benevolentiæ pigaus Apostolicam Benedictionem vobis omnibus et cœpto vestre peramenter impertimus.

Datum Romæ, apud $. Petrum, die 10 februarii 1878, Pontificatus nostri anno vicesimo septimo.

PIUS PP, IX

PSE ns ES

BE

nee

à : à J SR RO ES D A Sn TT

Page 1